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Pourtant blanchi par la justice, l’homme d’affaires Hervé Patrick Opiangah toujours privé de ses passeports

Parmi les documents saisis lors de la perquisition de son domicile il y a deux ans, les passeports ordinaires et diplomatiques de l’homme d’affaires et homme politique Gabonais, Hervé Patrick Opiangah n’ont toujours pas été restitués. Cette situation a conduit ses avocats à organiser un point de presse à Libreville ce 6 juillet, où ils ont exprimé leur indignation face à la confiscation de ces documents, d’autant plus que leur client a été blanchi en février dernier dans une affaire de viol présumé sur sa fille.

A Libreville ce lundi 06 juillet, les conseils de l’homme d’affaires Hervé Patrick Opiangah sont à nouveau monté au créneau. Si lors de ce point de presse, les avocats ont tenu à remercier le peuple pour qui la justice a été rendu et la presse pour son rôle dans la recherche de la vérité, Me Paulette Oyane, Carole Moussavou et  Mba Ondo, ont manifesté leur indignation face à la confiscation des passeports ordinaires et diplomatiques de leur client.

Les avocats lors du point de presse ce lundi 06 juillet à Libreville ©P.M.G

« Notre client a été  restauré  par la justice de son pays »

Une incohérence selon eux, alors qu’en février dernier, le doyen des juges  a rendu une « ordonnance définitive  de non-lieu conforme aux réquisitions du ministère public ». Non-lieu confirmé par la Chambre d’accusation de la Cour, « mettant un point final à cette affaire qui a chamboulé  la vie de plusieurs personnes ».

«  Un certificat de non  pourvoi nous a été délivré le 12 juin dernier. C’est dire que cette affaire est close. (…) Nous sommes donc à la fin de cette affaire et de l’honneur de notre client à être lavé. Mieux, sa famille a été restaurée. Il a été restauré par la justice de son pays ».

« Les passeports ont été bien pris lors de cette perquisition faite par les éléments de la police et de la DGSS »

Si le 12 mars dernier faisant suite à la décision de non-lieu, plusieurs biens perquisitionnés ont été restitués, figurants parmi les documents emportés, les passeports diplomatiques et ordinaires, ainsi que les ordinateurs et un téléviseur à écran plat, manquent toujours à l’appel. Ce, malgré « les courriers de réclamation envoyés, mais qui sont demeurés vains ».

Si au niveau du parquet de la République, dans une correspondance envoyée le 21 avril dernier, il a été souligné que ces documents ne figuraient pas parmi ceux déposés au Trésor public, pour les avocats « les passeports ont été bien pris lors de cette perquisition faite par les éléments de la police et de la DGSS ».
En l’absence de ses passeports, l’homme d’affaires est donc en incapacité de quitter le territoire national. Des restrictions qui surprennent ces conseils, alors que leur client a été « proprement blanchi ».

Ces restrictions concernent aussi sa fille, la supposée victime qui est interdite de quitter le territoire national, malgré une demande de levée de cette interdiction formulée par les avocats. Alors que le parquet souligne ne pas être à l’ origine de ces restrictions, les avocats d’Hervé Patrick Opiangah se demandent s’il faut encore initier une autre procédure pour rétablir totalement les droits de leurs clients.

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