Après plusieurs jours de garde à vue à la Direction générale des Recherches, l’architecte Erick Mauro Nguemah a été placé sous mandat de dépôt à la prison Centrale de Libreville le vendredi 14 août en soirée, après une audition au parquet. Cette détention est liée à l’inexécution des marchés concernant la construction du monument Georges Damas Aleka.
Alors que le Gabon se prépare à célébrer ses 66 ans d’indépendance et que le monument, dédié à l’auteur de l’Hymne national, est sur le point d’être inauguré, Erick Mauro Nguemah, responsable des travaux depuis le début du projet, a passé sa première nuit en détention. Selon les informations de Gabonreview, l’architecte est poursuivi en vertu de l’article 379 du Code pénal gabonais, qui traite de l’inexécution des marchés publics.
Ce texte, précise le média, stipule que tout dirigeant ayant reçu un paiement pour des travaux publics et ne les ayant pas exécutés peut encourir jusqu’à sept ans d’emprisonnement et une amende de 20 millions de francs.
Un mois avant son audition, Brice Clotaire Oligui Nguemah avait déjà exprimé son mécontentement face aux retards dans l’exécution du chantier.
L’inauguration, prévue lors de la fête du 17 août, a été précédée par l’annonce du chef de l’État d’une injection supplémentaire de trois cents millions pour accélérer les travaux, visant au moins à finaliser la phase extérieure. Depuis, le projet a été transféré à une nouvelle entreprise.
Suite à cette situation, l’Ordre gabonais des architectes a publié un document dénonçant plusieurs décisions prises par la Présidence. Ces décisions incluent des réductions budgétaires, des délais raccourcis et des modifications imposées en cours de réalisation.

