Suite à la déclaration de l’« état d’urgence hydrique » le 1er juillet, le Président Brice Clotaire Oligui Nguema a réuni le 2 juillet au Palais présidentiel les dirigeants de Suez et de la SEEG. Oligui Nguema n’est pas passé par quatre chemins, il est temps de passer à l’action, en mettant de côté les diagnostics au profit de résultats concrets.
Place aux résultats concrets
Au palais Rénovation le jeudi 02 juillet, les participants comprenaient des représentants du groupe français Suez, ceux de la SEEG, ainsi que l’ambassadeur de France au Gabon et le ministre chargé de l’Accès universel à l’eau et à l’Énergie.
L’objectif principal de la rencontre était clair; garantir que les investissements déjà réalisés se traduisent rapidement par une amélioration tangible de l’approvisionnement en eau potable.
Dès le début de la rencontre, le président a donné le ton ; les études et les comités sont désormais obsolètes. Pour Oligui Nguema, il est désormais nécessaire d’accélérer l’exécution des projets, en évaluant l’avancement des chantiers et en clarifiant les responsabilités de chacun, tout en réaffirmant l’importance de respecter les délais fixés.
Foulemeyong et Mboro dans le viseur
Deux projets majeurs ont été examinés : à Fouleayong, Suez continue de renforcer les capacités de production d’eau potable, tandis qu’à Mboro, la SEEG s’emploie à développer les infrastructures de distribution. Ces initiatives complémentaires visent à améliorer durablement l’accès à l’eau sur l’ensemble du territoire national. En réunissant les deux opérateurs, Oligui Nguema clarifie les responsabilités : un retard de l’un entraîne un blocage de l’ensemble du système.
Selon le Chef de l’État, les conditions sont désormais réunies pour entrer dans une phase opérationnelle. Les ressources techniques et financières sont mobilisées, et il incombe aux opérateurs et aux équipes techniques de convertir ces investissements en résultats concrets, répondant ainsi aux attentes des citoyens. En d’autres termes, l’État a rempli ses obligations, et il est temps pour les opérateurs de livrer.
Cette réunion se déroule dans un contexte de tensions importantes concernant la distribution d’eau potable. Les opérateurs sont désormais confrontés à une obligation de résultats dans des délais serrés. La présidence présente la collaboration entre Suez et la SEEG comme un partenariat axé sur la complémentarité et la responsabilité, visant à relever « le défi de l’accès universel à l’eau potable, une priorité pour le développement du Gabon ».

