■ La Fifa montre au grand jour » son vrai visage ». ■ Cette coupe du monde révèle inexorablement le niveau de développement entre pays et continents
Par Jim Ndong, Consultant au laboratoire citoyen Gabonais

- Constat
» La face cachée de l’iceberg » nommée Fifa se révèle au grand jour avec cette décision aussi spectaculaire que scandaleuse : l’annulation pure et simple du carton rouge du joueur Américain Balogun. En effet, le président américain dans une déclaration emprunte de vérité et de controverse a remercié la Fifa d’avoir annulé le carton rouge de Folarin Balogun, qualifiant cette décision de » grande injustice ».
Aussi, la maison blanche aurait donc apporté son soutien à la procédure d’appel, permettant ainsi à l’attaquant Américain de revenir aux huitièmes de Finale. Cette situation pourrait à l’avenir faire jurisprudence, au cas où une situation pèserait contre une équipe pour sa qualification dans un match dans le futur. Au regard des décisions incomprises ou rendues lors de cette coupe du monde 2026 : » carton rouge non donné à Messi lors du match d’ouverture contre l’Algérie, fautes non sanctionnées lors du match Paraguay-France, au profit « des bleus »…
Les exemples abondent. Cette démarche du Président paraît donc louable et contestable en même temps, par rapport à cet arbitrage de plus en plus décrié par les passionnés du football en général. Toutefois, nous nous posons la question de savoir pourquoi certains continents ou pays sont favorisés et non d’autres et comment les décisions de la coupe du monde montrent de façon inégale le niveau de développement entre les pays et les continents ?
- Fifa: un instrument au service des entités puissantes
Les revenus de la Fifa proviennent de la vente de la diffusion télévisée, du marketing et des droits de licence et d’hospitalité, ainsi que de la vente des billets. Pour la période de 2019- 2022, les revenus de la Fifa ont atteint un nouveau record de 7 568 millions de dollars américains, selon un rapport du site (Division : finances- inside Fifa). Il faut par ailleurs souligner que toutes ces différentes ressources proviennent principalement (droits d’images, marketing, licences…) des pays développés, des pays émergents et des pays pétroliers du Golfe Arabo- persique. Ce qui revient à dire que les recettes générées alors par la Fifa sont peut-être dans l’obligation de satisfaire les plus gros investisseurs ou cotisants des grandes multinationales, partants de là, des grands pays investisseurs.
- L’organisation et le déroulement des matchs révèlent le niveau de développement entre pays
Cette coupe du monde montre trois caractéristiques de niveau de développement :
- Pays développés représentant la 1ère catégorie des pays. Ils sont dotés des infrastructures de pointe (Amérique du Nord, Europe, une partie de l’Océanie et de l’Asie). Ces pays-là sont pourvus d’un grand sens tactique, beaucoup d’assurance.
- Pays émergents : organisés, très combattants et très résilients (Amérique du Sud et une partie des pays de l’Afrique du Nord)
- Pays développés : mal organisés, très émotifs, malgré le talent intrinsèque (pays de l’Afrique noire majoritairement)
En définitive, certaines décisions politiques controversées d’une part sont dues au fait que les pays développés dont les puissants lobbies financiers (multinationales) sont les gros pourvoyeurs des ressources de la Fifa. D’autre part, cette coupe du monde 2026 révèle inexorablement le niveau de développement des pays de par la structure organisationnelle des pays (problème des primes au Sénégal, révocation du coach de la Tunisie pendant le mondial…), mauvaise gestion des matchs, incapacité, problème logistique…

