Viré de la sélection nationale de football, après la débâcle des Panthères lors de la dernière Can au Maroc, l’ex sélectionneur national réclame ses indemnités. Pour obtenir gain de cause, l’actuel entraîneur de Mangasport aurait engagé une procédure de mise en demeure contre l’instance dirigeante du football gabonais, la Fegafoot.
Un nouveau coup de tonnerre dans le football national. Alors que la sélection a tourné la page Mouyouma pour ouvrir celle du technicien français Sébastien Migné, voilà que la Fédération gabonaise de football est à nouveau sur la sellette. Selon Afrik-foot, l’ex sélectionneur national Thierry Mouyouma viré au lendemain de la débâcle des Panthères du Gabon à la dernière Can, réclamerait le paiement de ses indemnités plusieurs mois après sa mise à l’écart brutal de la sélection. Le média, spécialisé dans l’actualité du football africain révèle que, l’actuel entraîneur de Mangasport aurait entamé des procédures visant à mettre en demeure la Fédération gabonaise football son employeur.
Au courant de la situation de l’ex sélectionneur, Pierre Alain Mounguengui, le président de la Fegafoot a marqué son étonnement. Surpris, il s’est questionné publiquement sur le sujet mercredi dernier, lors de la présentation officielle de Sébastien Migné. « Je suis au courant que, jusqu’à ce jour, Thierry Mouyouma n’a pas encore été payé. C’est une situation gênante. Nous avons pourtant payé Camacho, Neveu, etc. Pourquoi, quand c’est un Gabonais, ça traîne ? ».
Saluant le passage à la tête de la sélection de Thierry Dieudonné Mouyouma, pour Pierre Alain Mounguengui, le technicien gabonais, est l’un des meilleurs du continent et meilleur au Gabon. « Si cela ne dépendait que de moi, Mouyouma serait toujours entraîneur des Panthères. C’est l’un des meilleurs techniciens du continent, et le meilleur au Gabon ».
Question : si le président de la Fegafoot, employeur de Thierry Mouyouma semble être surpris par ce retard de paiement, alors qui bloque le paiement des indemnités du technicien gabonais ?
Une chose est sûre, ce rebondissement ne fait qu’entacher l’image du football gabonais, dont les instances ont la réputation d’être des mauvais payeurs. Chaque départ d’un sélectionneur national est toujours suivi de contentieux.

