Souhaité par une majorité de l’opposition qui l’accuse de vouloir se maintenir au pouvoir, alors qu’il est à la fin de son deuxième et dernier mandat selon l’actuelle constitution, Félix Tshisekedi a annoncé vendredi dernier la tenue prochaine d’un dialogue national. L’annonce a été faite à l’issue d’une rencontre avec les confessions religieuses, mais aucun détail n’a été précisé.
Hostile à un dialogue national pourtant souhaité par la majorité de l’opposition, le président de la RDC Félix Tshisekedi a finalement annoncé la tenue prochaine d’un dialogue national. L’annonce a été faite le vendredi 17 juillet dernier, à l’issue d’une rencontre avec les confessions religieuses.
Un projet de révision constitutionnelle qui divise
Son deuxième et dernier mandat selon l’actuelle constitution du pays prend fin en 2028, mais le pouvoir envisagerait une opération de révision de la constitution, qui pourrait ouvrir la voie au président sortant à un troisième mandat, ce que réfute l’opposition. Alors que le pouvoir mijote son référendum, l’opposition lui appelle à la tenue d’un dialogue national avec les représentants de l’opposition et des principales organisations religieuses de la RDC, particulièrement influentes dans le plus grand pays catholique du continent.
Mais le président Félix Tshisekedi a toujours été hostile à la tenue de ce dialogue avec l’opposition, dont certains seraient accusés par le chef de l’État d’être de mèche avec le M23.
Si les détails de la tenue de ce dialogue n’ont pas été communiqués, pour le pouvoir Congolais cette rencontre vise à « consolider la cohésion nationale ».

