Annoncée depuis plusieurs mois, la fusion entre la Sogatra et la Trans’Urb a donné naissance à la Compagnie nationale des transports (CNT). La phase opérationnelle de cette nouvelle entité débutera prochainement, avec son siège social établi à Libreville, sur l’ancienne base de la Sogatra. Cette fusion intègre également les agents des deux entités dissoutes, permettant ainsi une continuité dans le service.
Face à des difficultés financières et logistiques, le gouvernement a opté pour la fusion de la Sogatra et de la Trans’Urb, deux sociétés de transport public qui assuraient le déplacement des usagers dans le Grand Libreville et à l’intérieur du pays. L’annonce de la création de la CNT a été faite par le ministre d’État, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, lors de l’émission spéciale diffusée à la télévision nationale pour célébrer les 100 jours du gouvernement.
La nouvelle Compagnie nationale de transport se veut ambitieuse, dépassant les missions des anciennes entités. Elle dispose d’une flotte logistique renforcée, comprenant 142 nouveaux véhicules, dont 100 bus de grande capacité, 25 bus légers et 17 camions. En intégrant les 89 véhicules déjà en service, la CNT totalise désormais 231 unités, offrant des abonnements mensuels adaptés à divers profils et desservant également l’intérieur du pays à des tarifs compétitifs.
Le ministre d’État, en charge des Transports, a souligné que la CNT prendra en charge les actifs et passifs des deux entités concernées. Sogatra et Trans’Urb ont rencontré des difficultés sur le plan salarial, ce qui a suscité des inquiétudes parmi le personnel. Actuellement, les employés, en particulier les conducteurs, mettent à jour leurs permis de conduire. Cependant, une question demeure : l’État, en tant que propriétaire de la CNT, respectera-t-il ses engagements concernant le paiement des droits des agents ?

