Le Gabon est comme une forêt qui pousse, c’est toujours en silence et c’est ce que révèle la subite montée d’adrénaline de monsieur le ministre de la communication d’un pays où pendant longtemps, le peuple a toujours pensé passer au second plan par rapport à la composante mosaïque des peuples vivant sur son territoire.
Par Jean Hilaire Biteghe…
Germain qui n’est pas Benjamin
Face à la tristement célèbre place d’Hollando de la capitale gabonaise, Germain, ci devant ministre de la République n’a pas voulu faire mentir le peuple gabonais dans son ensemble sur le socle de fierté sur lequel repose la Ve République déclenchée avec l’avènement de Brice Clotaire Oligui Nguema à la magistrature suprême à savoir : la restauration de la dignité des gabonais.
En effet, ce jour de mai 2026, alors que les agents de la Poste S.A, structure qui est sous son autorité, décident de se rassembler pour échanger avec la presse nationale et internationale sur la gestion presque chaotique de leur entreprise entraînant ainsi une précarité sans nom depuis plusieurs années de maltraitance psychologiques et financières, l’autorité de gestion directe à savoir la direction générale de la Poste S.A a décidé d’empêcher ces pères et mères de familles mal soignés, mal nourris et à tout point de vue maltraités, d’exprimer leur ras le bol devant toute la république dans l’espoir que les journalistes et organes de presse présents fassent le relais nécessaire.
Malgré, les désagréments essuyés plus tôt dans la matinée et autres intimidations jugés aux antipodes des droits qui sont reconnus aux travailleurs en de pareilles circonstances, les postiers dépossédés de tout dignité ont décidé d’aller devant leur direction générale par défaut disent-ils parce que changée et remplacée par un conseil des ministres c’est à dire décret présidentiel, mais curieusement toujours en fonction, au-delà de ce que lui confère la loi en cas d’intérim reconnu.
Cette présence incommodante pour ces dirigeants à la devanture des locaux, malgré le caractère pacifique affiché par les mécontents de la Poste S.A, une brigade de sécurité et de gardiennage tenue par un africain ressortissant d’un pays voisin s’est amenée pour balayer tout rassemblement des employés à la presse nationale et internationale à leur siège sans se soucier d’ailleurs de ce que retiendra les relayeurs et autres analystes et professionnels de l’information sur place. Car, non loin de là, se trouvent aussi le ministère de la communication qui est aussi, la tutelle de la Poste, et les bureaux du ministre lui-même.
Comme un pied de nez à la restauration de la dignité.
Ce qui aurait pu être un simple point de presse pour interpeller et la direction générale de la Poste S.A et voire le ministre en charge de la Poste, va se transformer en scène d’humiliation marchant de fait sur le principe sacro-saint de la Ve République à savoir, l’essor vers la félicité. Aussi, bousculades, verbe haut, gros muscles bandés, chaise de l’État arrachées aux employés et enfin, lâché de chien de garde et d’attaques. Résultat de cette intervention non appropriée car injustifiée, cruelle et inhumaine, des morsures de chien et un chien dressé n’attaque que sur ordre et dans le cas contraire, cette brigade canine n’est que assassine.
Cette débandade occasionnée par l’assaut des chiens a au moins eu le mérite de remonter aux oreilles du ministre Benjamin Biahodjow qui à cette instant s’est décidé d’aller s’enquérir lui-même de ce qui se passait sans véritablement savoir quelle tournure avaient pris les évènements.
Quand le sang du gabonais est versé au cours de jeux de chiens
Ainsi, venu pour dire à ces compatriotes de continuer à prendre leur mal en patience car son département ministériel et la Ve République sont penchés sur ce problème qui n’a que trop duré car suscité et existant depuis les profondeurs de la IVe République, et que, personnellement il en faisait un dossier de cœur, Germain Biahodjow s’est retrouvé révulsé quant à ce qui lui était fait comme compte rendu par rapport aux événements du dit point de presse et surtout le traitement qui leurs a été réservé par la sécurité et sa brigade canine envoyées par la direction générale avec à l’arrivée, des morsures sur des gabonais.
Le sang de Biahodjow n’a fait qu’un tour, sans calcul et sans gants, Germain a extériorisé, comme tout patriote et responsable politique, la rage qui le consumait en apprenant qu’un de ces compatriote se trouvait dans une structure de soins suite à la folie des instructions données pour que le sang des gabonais coule suite à une revendication légitime et légale.
Germain Biahodjow a vu en cet acte, un boycott de l’âme même de la pensée politique du Président de la République chef du gouvernement Brice Clotaire Oligui Nguema à savoir » rendre la dignité au Peuple gabonais » et aussi d’éteindre dans l’esprit de ce Peuple qui désormais ausculte le moindre signal pouvant mettre en doute ou en mal, son essor vers la félicité, et encore que cette agression volontaire a été l’œuvre d’un ressortissant étranger voisin du Gabon d’où la question capitale du membre du gouvernement que je vais reformuler en la rendant plus extensible : pouvez-vous lancer les chiens entraînés sur les camerounais, votre propre peuple comme vous l’aviez fait sur les gabonais ?.
La colère du ministre de la Ve république n’avait d’égale que la grande maîtrise dont il fit montre à ne pas en dire plus mais le message était passé à en croire les acquiescements des victimes, et autres assistances lors du courroux du membre du gouvernement de Brice Clotaire Oligui Nguema. Un murmure de fierté est remonté dans la foule présente mais aussi sur l’ensemble du territoire national comme pour dire que, rien ne sera plus comme avant dans la république où Oligui Nguema est Président.
Mobutu disait : entre un frère et un ami, le choix est clair et Omar Bongo Ondimba, avec un peu plus de profondeur et de diplomatie disait : Si un étranger nous apporte sa force de travail, nous en retour, devrons lui apporter notre amitié ( seulement dans ces conditions et rien d’autres) et cela devrait et semble être, au grand ralliement de tout un peuple, le créneau du magistère de Brice Clotaire Oligui Nguema et c’est seulement comme ça que nous pouvons construire une vraie République et un réel vivre ensemble. J’admire la responsabilité de ce ministre de la République et son réel dans un monde où tous ou presque sont drapés d’hypocrisie. L’esprit de la Ve République version Biahodjow ou rien dit-on dans l’arrière-pays.
… Journaliste d’investigations

