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PAT : le Budget et le Trésor, des freins aux objectifs fixés ?

 Les informations qui émanent de la plupart des services de l’administration centrale font état des difficultés éprouvées par ces  services de l’Etat, dans le souci de l’exécution  efficiente des missions qui leur sont assignées.

 Et pour cause, l’administration du Budget et des Comptes Publics ferait montre d’une absence de célérité dans la mise à disposition,  aux délais raisonnables, des moyens pourtant prévus à cet effet.  Du coup, dans bon nombre de départements ministériels, ministres et directeurs des services rattachés ont les nerfs à fleur de peau.

Les démarches administratives entreprises en vue de disposer des fonds, même lorsque ceux-ci  sont disponibles, restent, hélas, sans suite durant des  semaines, voire des mois. Conséquence, de nombreux services de l’Etat déplorent un statu quo préjudiciable à la matérialisation du Plan d’accélération de la transformation qui semble constituer le socle de la politique actuelle du gouvernement Rose-Christiane Ossouka Raponda.

Mais quid des lenteurs dans le déblocage des fonds par le Trésor public, malgré la célérité de la direction générale du budget?

A cette question, dit-on, qu’un laxisme voulu et entretenu par un réseau tapis dans le circuit financier du Budget et du Trésor public en serait à l’origine. Le fameux réseau, attaché à la pratique du graissage de la patte (pot-de-vin), n’aurait cure de l’exigence de diligence à l’application des directives gouvernementales visant à apporter des solutions aux attentes légitimes des Gabonais.

Cette  situation, ainsi décriée, gagnerait en intensité au moment de la clôture de l’année budgétaire, les mêmes cols blancs du circuit financier de l’Etat affineraient leurs stratégies pour jouir des lignes budgétaires de nombreuses administrations qui n’auront pas pu être payées aux administrations destinataires (queue de budget).

Puis, une fois l’exécution du budget de l’année suivante rendue possible, le tour de passe-passe est joué et chacun   des membres du réseau n’aura plus qu’à faire ses poches. Ce, au détriment des objectifs de performance que se serait fixés le gouvernement.

Question: jusqu’à quand cette pratique rétrograde devra encore prévaloir au sein des services du Budget et du Trésor public? Là gît le lièvre.

 

 

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