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Gabon-Année académique 2021-2022: quand les raisons économique et financière dictent l’effectivité de la rentrée

Programmée pour le lundi 27 septembre dernier, la rentrée des classes au Gabon n’a pas été effective. Et pour cause, la date annoncée par le ministère ne correspondait pas aux réalités économique et sociale des parents et enseignants.

C’est à la faveur d’une déclaration que le ministre de l’Education nationale a annoncé son choix d’organiser le retour dans les salles de classe progressivement. Allant des classes d’examens aux classes intermédiaires. Une situation qui, selon le ministre, serait due aux moyens déployés dans le cadre de la pandémie de coronavirus, il n’en demeure pas moins que les doutes subsistent quant à la véracité de ladite déclaration.

D’aucuns sont persuadés que le Pr. Patrick Mouguiama-Daouda, ministre de l’Education Nationale aurait prévu « une reprise progressive de cours » après avoir constaté l’absence criarde d’enseignants et d’élèves depuis le 27 septembre dernier. Ces derniers, pour des motifs divers, sont empêchés de reprendre les cours. Pour les enseignants, le retard accusé dans les nouvelles affectations est en grande partie la cause exacte de cette absence. Pour les élèves, ce n’est un secret pour personne, tous les Gabonais ne sont pas des fonctionnaires qui perçoivent leurs salaires tous les 25 du mois, voire bien avant. Certains sont payés le 30, voire le 5 du mois d’après. Dans ces conditions, comment bien préparer la rentrée de sa progéniture, lorsque l’on n’a pas encore perçu son salaire ? Ça, c’est la réalité sur le terrain.  Les parents n’ont pas compris le fait que le ministre innove la rentrée cette année, alors que par le passé, elle s’effectuait souvent tous les 5 octobre, en dehors des périodes de la pandémie à Covid-19.

Une rentrée également conditionnée aux humeurs des enseignants. Ces derniers font actuellement bloc contre une reprise de cours sans garantie préalable pour la prise en compte de leurs cahiers de charges. Un bras de fer qui va certainement paralyser, une fois de plus, une fois de  trop, la nouvelle année académique.

Avec autant dire  que le ministre est vite allé en besogne sans tenir compte des réalités économiques et sociales des Gabonais.

K.D

 

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