Les forces vives du département de la Basse-Banio, comprenant les autorités coutumières, les représentants des tribus et les acteurs associatifs de Mayumba, étaient réunies lundi 8 juin à Libreville. L’objectif de cette rencontre, exprimer leurs préoccupations concernant le ralentissement des travaux annoncés dans la province de la Nyanga.
Par Djerly Mihindou
Cette rencontre visait à faire entendre leurs inquiétudes au Président de la République. Lors d’une conférence de presse organisée à Libreville, les représentants de la Basse-Banio ont transmis leurs préoccupations à Brice Clotaire Oligui Nguema. Lue par Thierry Mamas-Mavoungou, porte-parole du collectif des ressortissants de la Banio, leur déclaration a principalement porté sur les projets liés au port en eau profonde ainsi qu’à la ligne ferroviaire reliant Bélinga, Boué et Mayumba.
Les habitants de cette localite s’inquiètent particulièrement d’un changement d’itinéraire vers Kobe-Kobe pour la ligne ferroviaire, qui est censée transporter le minerai de fer de Bélinga vers le futur port en eau profonde de Mayumba. Selon eux, « cette modification soulève des craintes quant à l’impact sur le développement local et sur les bénéfices attendus de ces infrastructures ».
Les inquiétudes se sont intensifiées avec le lancement par le président de la République des travaux du port en eau profonde de Kobe-Kobe, ce lundi 08 juin. Les préoccupations concernant les chantiers routiers Pegnoundou-Tchibanga, Bilanga-Tchitala et Mayumba-Ndindi ont également été soulevées lors de cette rencontre. Les populations réclament l’implantation effective des bases-vie des compagnies pétrolières opérant au large de Mayumba, afin de favoriser « la création d’emplois et d’activités économiques locales ». Tout comme, elles souhaitent que les entreprises et les résidents du département « puissent tirer profit des opportunités offertes par l’industrie pétrolière ». Ce n’est pas tout. Dans leur chapelet de doléances et de revendications, elles demandent aussi l’organisation des rencontres sur le contenu local et la responsabilité des entreprises présentes, tout en soulignant la faible représentation des compétences locales dans les instances décisionnelles de l’État.
Le collectif des ressortissants a également mis en avant le projet minier de Mambi, en insistant sur le respect des procédures légales, la consultation des populations et une gestion foncière appropriée. Les autorités sont désormais attendues pour apporter des réponses aux préoccupations exprimées par la communauté.

