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Artisanat : le raphia mis en valeur à travers un festival   

A Libreville, l’esplanade de l’ancien hôtel Dialogue a accueilli le 25 juillet dernier, la première édition du festival du raphia. L’événement qui a rassemblé de nombreux artisans vise à  valoriser le  patrimoine culturel gabonais, en mettant en avant  cette matière et les œuvres des artistes locaux, dont les  créations sont faites essentiellement  à partir de raphia naturel, provenant de la forêt gabonaise.

Par Djerly Mihindou

Le samedi 25 juillet dernier, l’esplanade de l’ancien hôtel Dialogue a vibré au rythme du festival de la première édition du raphia. L’évènement qui a réuni plusieurs artisans autour d’une matière, le raphia, visait selon les organisateurs, la valorisation du patrimoine culturel gabonais. Le tout, en mettant en avant les œuvres des artisans locaux. Durant cette exposition qui a duré toute la journée du 25 juillet, étaient exposées, les créations faites à partir du raphia.

La marque Elyora, une huile fabriquée à base du raphia aux multiples bienfaits

Durant ce festival, Audrey Éteno épse Soumbou, fondatrice de la marque Elyora, a  présenté son huile de raphia, reconnue selon la promotrice,  pour ses multiples bienfaits dans le domaine cosmétique.

 Elyora est présenté comme un produit, entièrement naturel et qui  a été  validé par des experts pharmaceutiques. Face aux autres produits naturels déjà bien prisés, Elyora ambitionne de s’imposer sur les marchés national et international.

Différentes étapes du festivals, dont un exposé sur la matière du raphia et l’exposition des produits a base du raphia ©D.R

 Zina Maïté et Anzal Style ont aussi séduit le public

Toujours dans le cadre de ce premier festival,  les stylistes Zina Maïté et Anzal Style ont présenté des créations innovantes en raphia, alliant tradition et modernité. Leur défilé a su séduire un public passionné de mode, illustrant la beauté et la durabilité de ce matériau à travers les âges.

Le vendredi traditionnel en ligne de mire

Selon les organisateurs, ce festival s’inscrit dans la vision du Chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, visant   promotion  de l’identité culturelle au Gabon, à travers le vendredi traditionnel.

Un panel de tisserands a mis en lumière l’art de la fabrication de tissus en raphia, un savoir-faire transmis de génération en génération, mais qui risque de disparaître. Les artisans ont partagé les défis qu’ils rencontrent dans la production de pagnes, essentiels lors de nombreuses cérémonies traditionnelles, telles que les mariages et les rites d’initiation. Ils ont lancé un appel aux autorités pour une réglementation et une valorisation de cet héritage culturel.

Le raphia représente bien plus qu’une simple matière,  « il incarne notre identité et notre lien avec nos ancêtres », a souligné Annabelle Danielle Mbarga, Présidente de la fédération gabonaise du raphia. Elle précise que « cette ressource est un symbole de notre culture, mais elle est menacée par des difficultés croissantes ».

 Face à la prolifération de contrefaçons sur le marché, les artisans demandent aux autorités de s’engager sur la question du raphia gabonais, en instaurant un cadre de protection similaire à celui mis en place pour l’iboga.

 

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