Quand Maurice Ntossui Allogo crève l’écran et pénètre les cerveaux et les cœurs des gabonais, c’est dans tous les cas, ce que pensent les téléspectateurs du plateau sur les 100 premiers jours du Gouvernement de la Ve République de Brice Clotaire Oligui Nguema sur les antennes de la télévision nationale gabonaise, c’était tellement digeste et potable que même le plus critique sur nomenclature du gouvernement gabonais actuel est resté pantois.
Par Jean Hilaire Biteghe…
La sérénité d’un militaire qui brille sur la complexité
S’il y’a quelque chose qui illumine les fleurons de la maîtrise des sujets, sujets qui suscitent très souvent des débats, escarmouches verbales, passions culturelles, économiques voire ésotériques dans le monde, c’est bien les Forêts, les Eaux et l’environnement visible et invisible.
Dans ces domaines, les connaissances scientifiques, livresques ou informatives ne suffisent pas pour convaincre, il vous faut le truc qui exprime la sincérité et l’amour pour les éléments sur lesquels il faut apporter de la lumière.
En Afrique en général et au Gabon en particulier, les eaux, les forêts et l’air sont des rares éléments que se partagent les Hommes et les entités invisibles, ils le sont plus que ne l’est le feu et seul celui qui ressent l’harmonie de ces contraires, pouvait s’exprimer avec cran à leurs sujets comme cela a été fait par Maurice Ntossui Allogo, ministre des Eaux et Forêts. Des petites magouilles et arrangements de l’ancien régime aux compromissions politico-appauvrissantes de ceux-là qui prenaient les ordres ailleurs, le militaire de carrière politique devenu, a fait sauter les écailles expressément placées de façon sibylline sur les yeux du peuple, sachant que ce peuple reste foncièrement jaloux de ses Eaux et de ses Forets pour ne citer que ça.
Il a expliqué sans chercher à convaincre forcément, ce que son département ministériel fait depuis les 100 premiers jours du Gouvernement Oligui Nguema sur le conflit Homme vs Faune. Il a expliqué comment mettre l’homme au-dessus de la faune, faisant ressortir que, le gouvernement dans lequel il officie en tant que membre met en place des mécanismes et dispositifs afin que l’être humain ne soit, en aucun cas perturbé voire envahi dans son environnement immédiat et vital par les pachydermes, principales préoccupations des populations rurales comme certains fauves qui rôdent non loin des points de vie des populations.
Et pour cela, au-delà des dispositifs de dissuasion comme des barrières électriques, des battues administratives, et il a réaffirmé l’ouverture pour les populations impactées, d’une riposte par légitime défense s’il s’avère que ces visiteurs indésirables se rapprochaient des villages et des plantations. Car, pour le ministre de la Faune et de la Flore, rien ne pourra justifier une perte en vie humaine occasionnée par l’attaque d’espèce animale sur un humain.
L’homme au-dessus de toute chose car acteur de toute chose
La complexité du domaine d’intervention du ministère des Eaux et Forêts, réside également sur l’implication totale des ressources humaines dont abonde en qualité et en opiniâtreté l’entourage de ce général de l’armée gabonaise devenu ministre mais il y’a aussi et surtout ceux qui ne sont pas sous son contrôle direct à savoir les populations qu’elles soient autochtones ou allogènes.
En effet pour continuer à apporter la contribution du Gabon à sauver notre planète contre le réchauffement de la planète, pour respecter et préserver des espaces de protection et de reproduction de notre faune et espace marine, pour une agriculture responsable, pour une exploitation forestière paysanne ou industrielle, toutes ces composantes de la société doivent être des relais de l’administration des Eaux et Forêts en ce qui concerne la protection de la nature et de l’environnement, l’exploitation rationnelle et méthodique de nos produits forestiers et halieutiques pour cela, Maurice Ntossui Allogo compte sur l’implication des communautés villageoises par l’autruchement des forêts communautaires.
Des problématiques en réalité gouvernementales, car frappées du sceau de la transversalité, mais gérées dans le fond et sur la forme, par ce seul département ministériel.
La tâche est bien lourde pour ne pas dire titanesque car à la fois technique, scientifique, politique, sociale parce que anthropologique, un vrai chemin du combattant, expression que semble bien connaître le patron des Eaux et Forêts (dénomination générique du ministère). Maurice Ntossui Allogo, un genre d’exégète capable de s’adapter qui, pour parler de son ministère n’utilise aucune aphasie, il a tout expliqué ou presque dans le langage des Hommes. Sur le plateau de 100 premiers jours du Gouvernement, il était en lévitation, face à la perspicacité des journalistes, Maurice Ntossui a marché sur les eaux, il a arrêté le vent des questionnements avec la main. Un ministre comme ça, même s’il n’est pas dans nos cordes de sympathie ou d’affection, force le respect.
…Journaliste d’investigations

