Inscrite dans la feuille de route de l’équipe municipale de la mairie de Libreville, l’opération d’assainissement du domaine public a été lancée le mercredi dernier sur plusieurs artères de la capitale. Déterminé à mener cette opération durant tout son mandat, le maire Eugène M’ba, ira-t-il vraiment jusqu’au bout ?
Bien avant son lancement, les différents maires des six arrondissements de la commune de Libreville ont mené durant des semaines des sensibilisations et appelé au civisme des populations et des opérateurs économiques entre autres. Ces derniers avaient jusqu’à mercredi dernier pour libérer les trottoirs avant le passage des équipes municipales.
Officiellement, l’opération a été lancée depuis quelques jours par le maire Eugène M’ba, lui-même régulièrement sur le terrain. Cette opération consiste à retirer les épaves et autres véhicules abandonnés sur les rues de Libreville. Elle consiste aussi à chasser les commerçants qui exposent leurs étales sur les trottoirs, empêchant la circulation des riverains.
Dans le communiqué publié le 10 juillet dernier, ces derniers avaient jusqu’au 16 juillet pour retirer volontairement leurs biens. Mais au Gabon, les mauvaises habitudes ont la dent dure. Malgré cet avertissement, force est de constater que plusieurs propriétaires de véhicules, des garages et autres commerçants n’ont pas respecté l’ordre de l’autorité.
Scepticisme des habitants ?
A Libreville, ce n’est pas la première fois que cette opération est menée. Durant la période de la transition, il avait même lancé un programme par arrondissement. A peine, il avait commencé, que le général Jude Ibrahim Rapontchombo, délégué spécial à la mairie de Libreville, avait reculé. Il semblerait que le général ait fait face à la riposte de certains opérateurs économiques épaulés par certains cadres municipaux. Pour preuve, pour ne prendre que la période de la transition, il avait suffi que les équipes tournent le dos, pour que certains garages reviennent à l’assaut. D’où le scepticisme des populations de Libreville de voir l’autorité municipale à aller jusqu’au bout.
Mais pour Eugène M’ba, qui est un habitué de ce genre d’opérations, celle-ci « s’inscrit dans la vision du chef de l’État de faire de Libreville, une ville particulièrement salubre et propre ». L’édile rassure : « Nous allons inscrire cette opération dans la durée ».
Pour y parvenir, Eugène M’ba mise à la fois sur la sensibilisation et sur le civisme des habitants. « Nous sommes déterminés à mener cette opération pendant toute la durée de notre mandat ». Véritablement prêt à mettre fin à ce fléau, il a été mis en place un numéro vert permettant aux populations de signaler les épaves abandonnées. Car, pour Eugène M’ba, la réussite de cette campagne dépendra aussi du comportement des populations.

