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Invalidité d’Harlet Boris Ekogha : TV+ et Franck Nguema assurent avoir respecté sa dignité

En retrait du paysage médiatique gabonais depuis ses problèmes de santé, Harlet Boris Ekogha a récemment refait surface. Affaibli par la maladie, l’ancien animateur de la télévision privée TV+ a exprimé son indignation face à son traitement par ce même média. Dans un article publié par un confrère en ligne, celui que ses proches surnomment « le fauve » interpelle le chef de l’État sur la dignité bafouée par son ancien employeur. De leur côté, TV+ et Franck Nguema affirment avoir respecté sa dignité.

Par Djerly Mihindou

La question de savoir si Harlet Boris Ekogha fait toujours partie des effectifs de la télévision du futur reste en suspens. À cette interrogation, l’intéressé répond qu’il ne sait  même pas s’il fait encore partie des effectifs. Dans un article chez un confrère en ligne, l’ancien animateur vedette dépeint son traitement comme injuste, soulignant que depuis son AVC, son salaire a été suspendu sans qu’aucune décision ne lui ait été notifiée. Une situation, a-t-il souligné,  qu’il endure depuis près de dix ans.

 Profitant de cette tribune, l’ancienne star de la télévision a interpellé le président Brice Clotaire Oligui Nguema sur la restauration de sa dignité, qui n’a toujours pas été rétablie. « Monsieur le président, vous avez promis de restaurer la dignité des Gabonais. Restaurez la mienne, qui a été volée par Franck Nguema. Ce n’est pas une aumône que je demande, mais mes droits et ma dignité. »

« Nous avons respecté sa dignité en payant son salaire régulièrement durant son invalidité conformément au Code du travail»

Un responsable de la télévision privée a exprimé sa surprise face à cette sortie. Selon lui, TV+ et Franck Nguema « ont agi avec respect en continuant de verser les salaires » d’Harlet Boris Ekogha. La direction de la chaîne a confirmé qu’elle a maintenu le paiement de son salaire pendant six mois après son AVC conformément au Code du travail. Et de préciser que, selon le Code du travail gabonais 2021 en ses articles 54, 55 et 56 énonce, « l’invalidité ou l’incapacité physique ou mentale entraîne la suspension du contrat de travail. Dans ce cadre, l’employeur est tenu de verser le salaire et les indemnités durant les six premiers mois. À partir du septième mois, la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) prend le relais pour le versement des indemnités.».

Or, continu notre interlocuteur, « Harlet Boris Ekogha est sous le coup d’une invalidité professionnelle permanente suite à une maladie de longue durée le rendant inapte physiquement et mentalement à effectuer son travail».

Mieux, affirme-t-il « la télévision a pris en charge certains soins médicaux de l’employé durant son coma ou quand il fit un voyage médical au Cameroun. Ainsi, l’entreprise a non seulement respecté ses obligations légales, mais a également veillé à la santé et au bien-être de son salarié pendant son absence. », a conclu notre interlocuteur, qui voit autre chose derrière cette sortie médiatique.

Dans le cadre de ses activités politiques, Franck Nguema a récemment mis sur le marché du livre un essai sur la lutte contre pauvreté au Gabon. Dans son ouvrage l’ancien membre du gouvernement émet des propositions pour sortir le pays de la pauvreté. Et dernièrement, le gouvernement gabonais a choisi de réduire le train de vie de l’État et certaines dépenses publiques, tout en préservant les investissements prioritaires et les filets sociaux destinés aux populations les plus fragiles.

 

 

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