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Opération libérez les trottoirs : un véritable serpent de mer 

A croire que même le général Judes Ibrahim Rapontchombo, va se casser les dents dans cette opération de libération des espaces publics.  Débuté le 17 janvier dernier, cette opération connait un essoufflement comme dans les précédentes opérations initiées par le pouvoir déchu. Une opération sabotée par les commerçants avec la complicité de certains agents municipaux et maires de la capitale gabonaise, au grand dam des citadins. 

Comment comprendre que les différentes autorités municipales n’arrivent pas à mettre au pas de nombreux commerçants récalcitrants qui s’approprient illégalement chaque jour, le domaine communal ? C’est la grande question que se posent de nombreux Gabonais,  au regard de l’occupation anarchique des trottoirs. ‘’Libreville la coquète’’ des années 80 a fait place à ‘’Libreville l’anarchie’’ en moins de 50 ans.

Pourtant, depuis le 17 janvier 2024, le délégué spécial en charge de la gestion de la commune de Libreville, le Général Judes Ibrahim Rapontchombo et ses équipes, se sont lancés dans une lutte acharnée contre l’insalubrité à travers les 6 arrondissements de la commune. Une opération au cours de laquelle, les commerçants agglomérés sur les trottoirs avaient été délogés pour permettre aux piétons de circuler convenablement. Mais force est de constater que ces vendeurs sont tous de retour dans les différents carrefours.  Ainsi, du charbonnage dans le  premier arrondissement  en passant par l’ancien feu rouge de Nzeng Ayong dans le 6ème arrondissement de la capitale, ces derniers sont installés aux abords des trottoirs, ils vaquent à leurs occupations en toute quiétude, pourtant ils sont tout aussi conscients que cela est passible de sanctions.

A quand la fin de cette éternelle guerre entre les commerçants et la mairie qui s’apparente au jeu du chat et la souris ? Si dans bien des cas, les vendeurs ambulants pointent du doigt l’absence de marché pour les accueillir, le Délégué spécial chargé de la Commune de Libreville a pourtant consenti des efforts pour réduire et ce de manière progressive le déficit en marchés municipaux,  malheureusement les étals sont complètement vides, comme le cas de IAI Market qui peine à se remplir malgré les 500 places mises à disposition pour les commerçants, ces derniers préfèrent squatters les trottoirs comme on peut le constater à travers la ville. Ils estiment  que le paiement de la taxe municipale journalière leur garanti le droit de s’installer sur ces trottoirs.

En effet, il est inadmissible que les gains soient prélevés chaque jour sur des commerçants indélicats. Cette manne ne fait que légaliser l’incivisme de ces commerçants qui trouvent en cette taxe une légalisation de fait de leur situation.

LMA

 

 

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