Pyramid Medias Gabon

CNNII | 18 mois sans salaires, le personnel exige le départ de Carl Ngueba

En proie à des nombreuses difficultés dont le non paiement des salaires, la Compagnie nationale de navigation intérieur et internationale fait face à une grève de son personnel qui réclame 18 mois de salaires et de meilleures conditions de travail. Face à une telle situation de blocage, les agents exigent le départ du directeur général, Carl Ngueba.

Conséquence, une grève a été lancée le 31 juillet dernier par les agents de cette entité qui réclament 18 mois de salaires impayés. En plus de ses revendications, les agents dénoncent également une absence de prestations sociales, à savoir: la CNSS et la Cnamgs.

Parlant des salaires, selon les agents, lorsque la direction décide de payer, elle paie en tranche ou en palier. Or, soulignent les agents, cette possibilité violerait le secret du salaire.  « Le paiement par palier implique qu’on paie les agents selon un ordre. Donc, de 0 à 300 000, de 301 000 à 500 000, etc. Ce qui fait que tout le monde connaît le salaire de tout le monde et aucun bulletin de salaire n’est remis lorsqu’on paie », explique le collège des délégués CNNII de Libreville.

Alors que la structure fait face à de nombreux problèmes, les agents dénoncent une gestion opaque de la structure de la part du maître des lieux et ses équipes. Selon les grévistes, les bulletins de salaire ne sont pas remis à l’agent lors du paiement, faute de rames de papier et d’encre. Ainsi que des équipements de protection individuelle. Toute chose, dénoncent les agents, à l’origine de nombreux accidents. Le personnel dénonce aussi, « des recrutements à tout va, alors même que la direction générale évoquent les effectifs pléthoriques comme un des facteurs de la raréfaction des salaires ». S’il est vrai que  la CNNII a un budget de fonctionnement réduit, le personnel pense qu’il sert à la seule équipe de la direction générale, pendant que les agents croupissent dans la misère.

Alors qu’une démarche visant à l’apaisement aurait pu ramener la sérénité, en présence d’un inspecteur du travail,  le personnel accuse la direction générale de vouloir faire dans l’intimidation. Résultat, la rencontre tenue le 28 juillet, bien avant le lancement de la grève, a accouché d’une souris. « La teneur de cette réunion était plutôt à l’intimidation, la direction générale nous disant qu’il n’y a pas d’argent et que le directeur général n’était pas un magicien ». C’est le terme utilisé par le manager lui-même », indiquent les agents.

 

administrator

Related Articles

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *