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Droits d’auteurs| Airtel et Moov Africa Gabon Télécom bloqueraient  la machine, selon le ministre Oboumadjogo

Alors que plusieurs artistes piaffent d’impatience sur le début du paiement des droits d’auteurs et des droits voisins au Gabon, le ministre délégué à la Culture et des Arts, Max-Samuel Oboumadjogo  avait laissé entendre que les deux maisons de téléphonie mobile seraient à l’origine de ce blocage, Moov Africa Gbaon Télécom et Airtel Gaon.

N’ayant pas été nominés pour la nuit des talents, plusieurs artistes répertoriés au nouveau du Bugada sont montés au créneau en début de semaine dernière. Réunis au sein de l’Assaga, ils saluent l’initiative gouvernementale, seulement, ces artistes qui continuent de tirer le diable par la queue, ont interpellé le chef de l’Etat gabonais, Ali Bongo, pour activer le processus de paiement des droits d’auteurs. « La question du non-paiement des droits d’auteurs aux adhérents demeure », a fait savoir Vénérable Ezome. « À cet effet, nous sollicitons très respectueusement l’intervention du chef de l’État ».

 Pourtant, lors de la cérémonie de la Nuit des talents, le gouvernement a pu mobiliser 181 millions en une nuit et procéder à la distribution de plusieurs hectares de terre à certains artistes. Or, pour les artistes de l’Agassa, le dernier paiement des droits d’auteurs a eu lieu en 2018. Pour l’Agassa, il y a une sorte « d’opacité dans la gestion Maximin Obame Ella, le patron du Bugada ».

Deux compagnies de téléphonie mobile à l’origine du bouclage

Comme une réponse à cette préoccupation, selon le gouvernement, deux opérateurs de téléphonie mobile seraient à l’organe de ce blocage. Il s’agit de Moov Africa Gabon Télécom et Airtel. Selon le ministre délégué à la culture, « pour l’instant, nous sommes en négociations avec ces structures ». « Je ne voulais pas le dire ici, mais je vais vous le dire. Depuis que nous sommes en poste, nous échangeons régulièrement avec les structures qui nous doivent de l’argent en termes des droits d’auteurs. Je vais même les citer, il s’agit de Airtel et de Gabon Télécom ».  « Ce n’est pas à l’État de payer les droits d’auteur ». « C’est aux usagers de les payer. L’État fait sa part, c’est-à-dire, prendre des textes pour encadrer, de façon législative, le secteur. Le Bugada était désigné comme l’organe exclusif des questions des droits d’auteurs au Gabon. »

 

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