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Fonds Covid19| Le Gabon rattrapé par sa mal gouvernance !

« Nous n’irons pas au Conseil d’administration si deux actions que nous attendons ne sont pas exécutées. La première, c’est la publication d’un rapport sur les dépenses COVID et la deuxième mesure, la mise en place d’un arrêté qui fait que chaque soumissionnaire aux marchés publics son nom et sa nationalité soient publiés ». Ces mots sont du chef de mission du fonds monétaire international au Gabon.

 Face à la presse, le 20 mai dernier, le fonctionnaire international a précisé que si ces deux actions ne sont pas exécutées, la dernière tranche de 104 milliards attendue par le Gabon, ne sera pas débloquée.

Voilà qui relance le dossier relatif à la gestion de la pandémie du COVID-19 au Gabon.

En effet, selon les informations officielles, pour faire face à cette pandémie qui a pris toutes les économies à contre-pied, le Fmi avait mis des fonds à la disposition de plusieurs pays dont le Gabon. Le FMI n’étant pas une institution qui fait dans la philanthropie, chaque État, bénéficiaire de cette manne, devait tôt ou tard rendre les comptes.

Sur le plan interne, le parlement gabonais avait été le premier à exiger officiellement une enquête sur la gestion du COVID au Gabon. Un rapport d’enquête a même été produit, sauf que le principe de la séparation des pouvoirs a encore été bafoué. Puisque ledit rapport a été mis sous le coude. Une attitude qui n’est pas sans susciter des suspicions sur la mauvaise gestion de l’argent public débloqué pour la lutte contre le COVID-19.

Le Copil citoyen, une organisation de la société civile, créée pendant que l’épidémie battait son plein pour contrôler les actions du Copil mis en place par le gouvernement, est systématiquement monté au créneau pour exiger la transparence dans la gestion des fonds liés à la lutte contre le COVID-19 au Gabon. Les pouvoirs publics sont restés droits dans leurs bottes. L’opacité totale.

Maintenant que le prêteur d’argent qu’est le FMI exige à son tour les comptes sur son argent, l’exécutif gabonais va-t-il encore crier au complot?

Pourtant, dans ce pays, toutes les institutions sont mises en place, afin que l’argent public et d’autres opérations se déroulent en toute transparence, mais la corruption est tellement devenue endémique que plus personne n’a la force ne contrôler l’autre. Tous contaminés.

Jean Yves Ntoutoume 

 

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