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Gestion de l’eau et de l’électricité : GDE et EDG prennent du service dès le 1er janvier 2027

La gestion de l’eau et de l’électricité au Gabon sera assurée par la Gabonaise des Eaux et l’Électricité du Gabon à partir du 1er janvier prochain. Cette décision a été officialisée lors du dernier conseil d’administration de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG), qui s’est tenu le 31 juillet à Libreville. La réorganisation marque une scission, dont les modalités ont également été discutées lors de cette réunion.

À partir du 31 décembre, la SEEG ne sera plus mentionnée, remplacée par GDE et EDG, qui commenceront leurs activités le 1er janvier 2027. Cette information a été donnée  lors de son dernier conseil d’administration, qui a eu lieu à son siège social à Libreville. La séparation des services d’eau et d’électricité répond à des préoccupations croissantes concernant la gestion de ces ressources essentielles.

Les chiffres

 Le dernier dialogue national en 2024 avait déjà évoqué cette scission, en raison d’un bilan préoccupant de l’entreprise. Les dysfonctionnements liés à la gestion de l’eau, tels que les délestages fréquents et le manque d’approvisionnement en eau dans les ménages, ont motivé cette décision.

Selon le conseil d’administration de la SEEG, le chiffre d’affaires est resté stable à 212,6 milliards de FCFA entre 2020 et 2023, avec une légère augmentation de 2 % en 2024, tandis que les charges financières ont explosé, atteignant 8,56 milliards de FCFA, entraînant une perte nette de 45,6 milliards de FCFA.

Le pourcentage de l’Etat Gabonais passera de  56 à 67 %

Se La situation financière de l’entreprise est préoccupante, avec des comptes certifiés affichant des réserves, des pertes accumulées, un endettement croissant, une trésorerie tendue et une rentabilité en déclin.

Mais pour permettre à GDE et EDG  de débuter ses activités en toute quiétude,  il a été décidé que le passif de la SEEG ne sera pas transféré aux nouvelles entités.

Les autres modalités de cette réforme indiquent entre autres ;   la création d’un Comité paritaire de pilotage, qui va regrouper la SEEG, les partenaires sociaux, ainsi que le ministère du Travail. Des mesures seront mises en œuvre pour lever plusieurs obstacles juridiques et protéger les droits des salariés. Le gouvernement a également demandé aux administrateurs d’approuver la scission de l’entreprise et a encouragé les actionnaires à augmenter la participation de l’État de 56 à 67 %.

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