Arrivé il y a moins deux semaines au Gabon, après un exil de 15 ans en France, Wilfried Okoumba a été mis ce lundi 03 août sous mandat de dépôt à la Prison centrale de Libreville. L’activiste est poursuivi pour les faits de diffamation, de dénonciation calomnieuse et d’outrage.
Le très controversé activiste Wilfried Okoumba a passé sa première nuit en prison, où il a été mis sous mandat de dépôt le lundi 03 août. Son mandat a été signé par le Premier Juge d’instruction, près du Tribunal de première instance de Libreville. Après quelques jours de garde à vue selon des sources, l’activiste est poursuivi pour chefs d’accusation suivants ; diffamation, dénonciation calomnieuse et outrage. Des chefs d’accusation prévus et réprimés par les articles 157, 160, 282 et 283 du Code pénal.
Jusqu’ici, la seule plainte connue introduite contre l’activiste au parquet de Libreville pour diffamation était celle de Jean Gaspard Ntoutoume Ayi, puisque le plaignant l’a rendu public via un communiqué de son Conseil. En effet, lors d’un passage à la télévision nationale Gabon 1ere, Wilfried Okoumba avait souligné qu’alors directeur général de la Dette au Gabon, Jean Gaspard Ntoutoume Ayi s’était irrégulièrement enrichi. Apparemment, d’autres plaintes ont été introduites contre l’activiste pour les faits d’outrages et dénonciations calamiteuses.
Bien qu’en détention préventive à la maison d’arrêt de Libreville, Wilfried Okoumba bénéficie toujours d’une présomption d’innocence. Sa détention permet simplement la poursuite des investigations, jusqu’à sa condamnation ou pas pour les faits qui lui sont reprochés.

