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USTM : les enseignants vent débout pour des vacations impayées

La situation à l’Université des Sciences et Techniques de Masuku demeure tendue, malgré le déblocage de 700 millions de FCFA sur instruction présidentielle. Lors d’une recette  assemblée générale, le Syndicat national des enseignants-chercheurs (Snec-USTM) a décidé de poursuivre la grève. Le problème central reste le paiement des vacations.

 Bien que l’État ait pris des mesures en débloquant une somme significative pour régler une partie des arriérés des vacations, le Snec-USTM conteste l’utilisation de ces fonds. Le syndicat affirme que l’enveloppe n’a pas été entièrement consacrée aux paiements des vacataires, laissant de nombreux enseignants dans l’incertitude. Ainsi, l’espoir d’une résolution rapide semble s’éloigner.

Les vacataires, qui représentent environ 45 % du personnel enseignant, sont les plus affectés par cette situation. Ils assurent des cours essentiels, mais n’ont pas reçu de rémunération. De plus, des jeunes enseignants, en poste depuis près de trois ans, se retrouvent également sans salaire, ce qui soulève des préoccupations quant à la gestion des ressources humaines au sein de l’université.

Pour les enseignants,  le mouvement de grève se poursuit, mais le Snec USTM  souligne sa volonté d’engager un dialogue constructif.  La frustration du Snec ne se limite pas aux salaires impayés. A cote de cet aspect, le Syndicat national des enseignants chercheurs, pointe aussi son doigt  aux conditions matérielles. Bien que des travaux de réhabilitation soient en cours sur le campus, le syndicat estime que ces efforts sont insuffisants. Il exige une modernisation des laboratoires, l’équipement adéquat des salles de cours et la remise à niveau de la salle polyvalente.

Former les futurs ingénieurs et géologues dans des conditions précaires compromet la crédibilité des diplômes de l’USTM, pense le Snec USTM. Pendant que les enseignants et l’administration se confrontent, les étudiants vivent une inquiétude croissante face à une année académique menacée.

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