Pyramid Medias Gabon

Justice : sessions criminelles à l’arrêt; SOS prisonniers du Gabon tire la sonnette d’alarme

Le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, a récemment reçu une correspondance de l’ONG SOS Prisonniers du Gabon. Dans cette lettre, dirigée par Lionel Ella Engonga, l’organisation exprime son inquiétude face à l’interruption des sessions criminelles chargées des droits, ce qui contraint de nombreux détenus à demeurer en détention préventive dans les établissements pénitentiaires.

Par Djerly Mihindou

SOS Prisonniers Gabon a fermement dénoncé la violation des droits humains des prisonniers, soulignant l’absence de sessions criminelles ordinaires depuis la rentrée judiciaire d’octobre 2025. Cette situation est jugée alarmante par l’ONG, qui rappelle que le Code de procédure pénale gabonais stipule « qu’une session criminelle doit se tenir tous les trois mois ».

Selon l’organisation, les retards dans l’organisation de ces sessions semblent être attribués à un manque de financements, entravant ainsi le bon fonctionnement de la justice. En outre, l’absence de sessions criminelles régulières met en lumière une insuffisance tant en ressources humaines que matérielles. Pour qu’une justice soit véritablement indépendante, elle doit bénéficier d’une autonomie complète, tant sur le plan financier que logistique, souligne l’organisation.

Selon SPG, 70 % des détenus au Gabon attendent un jugement, dont certains sont en détention préventive depuis plusieurs années. Cette situation soulève des préoccupations majeures concernant le système judiciaire du pays. SOS Prisonniers Gabon appelle les autorités compétentes à prendre des mesures adéquates pour remédier à l’absence de sessions criminelles, dont les conséquences se font sentir à travers tout le territoire.

L’organisation qui lutte pour l’humanisation des prisons au Gabon, insiste sur l’urgence d’agir pour réduire le nombre élevé de détenus en attente de procès. Enfin, SOS Prisonniers Gabon souligne l’importance de cette question pour le respect de la loi et la crédibilité de la République en matière de droits de l’homme.

author

Related Articles

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *