Le 02 juin, la Cour d’Appel de Libreville a décidé de rejeter la demande de la de nullité de procédure déposée par les Conseil de l’ancien Premier ministre, Alain Claude Bilie By Nze.
Arrêté le 15 avril dernier non loin de sa résidence par les éléments de la Direction générale des Recherches, selon ses conseils et ses partisans de manière « brutale, irrégulière et contraire aux principes élémentaires de l’État de droit », Alain Claude Bilie By Nze, ancien premier ministre, poursuivi pour les faits d’escroquerie et d’abus de pouvoir est maintenu en prison. Sous mandat de dépôt depuis le 16 avril dernier, le 02 juin, le Cour d’Appel de Libreville a décidé de rejeter la demande de Nullité de la procédure introduire par ses conseils. Son avocat, selon un article publié par Jeune Afrique, dénonce « une violation grave du droit gabonais et des garanties fondamentales du procès équitable ».
Me Arthur Vecken, qui demande la liberté pure et simple de son client, souligne « une procédure entachée de nullités et une détention arbitraire ».
« Cette situation constitue une violation grave du droit gabonais, des garanties fondamentales du procès équitable et des engagements internationaux du Gabon », a-t-il souligné dans un communiqué consulté par le media panafricain.
« Je n’ai rien avoir avec cette affaire privée »
Alors que son parti ‘’Ensemble pour le Gabon’’ y voit une main politique derrière, et une instrumentalisation de la justice, dans une interview accordée à France 24, le 02 juin, le président Brice Clotaire Oligui Nguema a rejeté toute implication de sa part dans cette affaire. « Je n’ai rien avoir avec cette affaire privée », brandissant, la séparation de pouvoir, entre le pouvoir judiciaire et l’exécutif. « Elle ne me concerne pas ». Fustigeant au journaliste, « quand c’est chez vous, on dit que c’est la séparation des pouvoirs entre l’exécutif et le judiciaire, mais quand ça arrive en Afrique, vous êtes toujours en train de nous jeter la pierre. On ne reconnaît plus la séparation des pouvoirs ». Concluant que « moi, je compatis. Ça me touche beaucoup à ce qui lui arrive, surtout qu’au-delà des convictions politiques qui sont divergentes, il reste un ami. C’est mon ami, on n’a pas de problème. Et je ne suis pas mêlé.»

