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31 août 2016 : 10 ans après, ‘’Tournons la page Gabon’’ exige la vérité sur les massacres

Alors que le Gabon a célébré le 30 août dernier, la troisième édition de la Journée nationale de la libération, l’Ong panafricaine, ‘’Tournons la page’’ section Gabon, a plutôt rendu hommage aux victimes du 31 août 2016. Ce jour-là, alors que les résultats des urnes avaient annoncé Ali Bongo vainqueur du scrutin présidentiel, face à Jean Ping, des Gabonais avaient perdu leur vie au quartier général de l’opposition, à la suite des manifestations. 10 Après ces massacres, l’Ong Tournons la page, a dans un communiqué,  exigé que la vérité et la justice soient rendues.

 Alors que le pays était en fête pour commémorer la libération militaire du 30 août 2023, Tournons la page a voulu marquer cette journée en se souvenant des victimes de 2016. Ce jour-là, les manifestations qui ont suivi l’élection présidentielle avaient entraîné des pertes humaines. Dix ans après, l’IOng appelle à la vérité et la justice.  Dans son communiqué signé par sa représentante, il y a quelques jours,  ‘’Tournons la page Gabon’’  rappelle que   « Le Gabon a connu l’une des journées les plus douloureuses de son histoire avec un record de personnes arrêtées, de personnes blessées et malheureusement aussi de personnes tuées ou portées disparues ». 10 après, TLP qui a une pensée pour les familles victimes, qui « vivent avec le deuil et l’absence de réponses » Mais surtout, rappelle l’Ong dans  « la douleur silencieuse des rescapés, traumatisés à vie par ce qu’ils ont subi et par le silence assourdissant des autorités ».

Suite à la journée nationale de la libération, l’Ong Tournons la page (TLP) a exprimé ses préoccupations concernant la célébration du 30 août par le pouvoir. L’organisation rappelle que l’autre 30 août, celui d’il y a dix ans, attend toujours que « la vérité soit révélée et que justice soit rendue ». Pour l’Ong, il est  l’important de ne pas ignorer le passé. Selon elle, « un peuple qui oublie le sang versé est condamné à revivre les mêmes tragédies ».

  Dans son communiqué, la représentante au Gabon de TLP souligne que, dix ans après les événements, de nombreuses questions demeurent sans réponse. Qui a donné l’ordre ? Quelles responsabilités ont été établies ? Où sont les corps des victimes ? Quels procès ont eu lieu ? Face à ces interrogations, TLP-Gabon exige l’ouverture d’enquêtes, l’accès aux dossiers et la garantie que justice soit faite, sans délai ni oubli.

L’Ong insiste sur le fait qu’une réconciliation nationale durable ne peut se faire sans vérité judiciaire. L’organisation appelle les acteurs politiques, les leaders religieux et la société civile à s’unir pour « revendiquer cette vérité », affirmant que « la vérité est libératrice tout comme le pardon. Il est temps d’agir ensemble pour faire entendre ce message fort », a-t-elle conclu.

 

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