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Gab-Pêche : près d’un an après, toujours pas de poisson dans l’assiette

Lancé en 2025, le projet Gab-Pêche, initié par le gouvernement, qui visait la lutte contre la vie chère, le chômage et une présence des nationaux dans le secteur halieutique. Seulement, un an après,  il semble que ce projet ambitieux n’ait pas atteint les résultats escomptés. Avant de débuter sa deuxième phase, le gouvernement a dressé un constat alarmant de la situation chaotique du projet, dont  l’absence d’un directeur général, a aussi fait défaut  pour sa bonne marche.

 Alors que Taxi Gab continue de fonctionner, Gab-Pêche, lancé en août 2025, semble rencontrer des difficultés majeures. Moins d’un an après son lancement, aucun résultat tangible n’est perceptible. Bien que Gab-Pêche partage des objectifs similaires avec Taxi Gab, tels que la lutte contre la vie chère et le chômage, il fait face à de nombreux obstacles.

Hermann Immongault présidant la réunion d’urgence ©D.R

C’est dans ce contexte que s’est tenue une réunion urgente, présidée par le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, en présence du  ministre de la Pêche et de l’Économie verte, le 20 mai dernier, pour réévaluer la situation avant d’élargir le projet à d’autres provinces du pays.

 Selon les informations recueillies, Gab-Pêche souffre de problèmes d’organisation, de structuration et de financement. Lors de son lancement, le projet comptait 20 navires, mais seulement 10 étaient opérationnels, entraînant une baisse d’activité au Centre d’appui à la pêche artisanale de Libreville. Sur le plan financier, Gab-Pêche a perdu sa crédibilité auprès de la BCEG en raison d’un changement de direction. De plus, des problèmes juridiques liés à la réglementation et à l’absence d’autorisations de pêche ont compliqué  davantage la situation du projet.

La réunion au cabinet du vice-président du gouvernement avait pour objectif d’identifier et de corriger les dysfonctionnements existants. Alors que le gouvernement envisage désormais le lancement de la deuxième phase du projet, selon le ministre de la Pêche et de l’Économie verte, plusieurs aspects seront pris en compte, notamment la pisciculture et l’aquaculture.

Il a été déploré que l’objectif initial, qui visait à introduire les produits halieutiques sur le marché national, n’ait pas été atteint. Hermann Immongault a quant à lui,  souligné que l’ambition est de restructurer la pêche artisanale maritime. Cette initiative vise également à améliorer la rentabilité du secteur et à lutter contre la vie chère en assurant un approvisionnement régulier en poisson sur le marché.

L’accent mis sur la restructuration et l’approvisionnement régulier est essentiel pour répondre aux besoins des consommateurs tout en soutenant les acteurs du secteur. En tout cas, les consommateurs eux, espèrent que la deuxième phase soit meilleure que la première.

 

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