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Gabon| Toujours à la recherche de l’oiseau rare !

Le pouvoir établi au Gabon depuis 55 ans déjà, serait-il toujours à la recherche de cet oiseau rare qui ferait des miracles pour transformer le Gabon ? La question mérite d’être posée à la suite de l’audience expresse accordée à l’ancien membre du gouvernement et ancien sénateur du parti au pouvoir, Charles MBA Ekome. Absent du Gabon depuis la fin tumultueuse de la présidentielle de 2016, l’homme s’est établi en région parisienne (Enghien Les Bains), où il compte une résidence. 

 

Face à la presse à la sortie de ladite audience, « l’exilé » politique a laissé planer l’once d’une éventuelle collaboration avec le pouvoir, enfin une re-collaboration. Mais la véritable question est celle de savoir si ce sont les hommes capables de faire développer le Gabon qui manquent réellement ou la volonté politique des dirigeants?

Car depuis des décennies, il est de notoriété publique que l’essoufflement enregistré dans la conduite des affaires au Gabon vient toujours d’un seul pan de l’exécutif : le gouvernement et son chef. Et à chaque fois, le gouvernement est remanié, voire revu avec un nouveau chef. Puis, quelques mois après, aucun progrès notoire n’est visible. Malgré la foultitude de programmes: l’avenir en confiance, l’égalité des chances, le plan d’accélération de la transformation… Généralement, les grands chantiers annoncés meurent dans leur embryon : construction des universités à Oyem, Port-Gentil, Mouila; l’aéroport international d’Andem; construction des barrages hydroélectriques au nord et au sud du Gabon ; transformation de la résidence privée d’Omar Bongo du camp De Gaulle, en université ; 5000 logements sociaux par an; La baie des rois…Quid de l’émergence du Gabon en 2025?

A ces nombreux projets qui n’ont jamais vu le jour, s’ajoute la suppression, sans une forme de procès, de plusieurs agences créées ici et là au début des années 2010 et dont on vantait les mérites et, qui, au finish, ont sérieusement été un gouffre à sous pour le Trésor public gabonais. Le tout sous la gouvernance de six premiers ministres et une multitude de gouvernements, sans amélioration considérable.

Moralité, il est évident que même l’homme le plus intelligent du monde nommé à la tête du gouvernement gabonais ne peut réussir à atteindre les résultats escomptés, si au palais du bord de mer, on fonctionne toujours en mode hyper présidence, comme c’est le cas depuis les régimes Omar et Ali.

Jean Yves Ntoutoume

 

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