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Affaire famille Jakhoukh contre Mustapha Aziz : L’exequatur appliqué ce 26 avril

Un huissier de justice a demandé, le 24 avril dernier, au parquet de Libreville, la réquisition de la force publique pour aller déloger les actuels dirigeants des sociétés laissées par feu Larsen Jakhoukh. L’affaire était pendante dans les juridictions gabonaise, marocaine et française depuis le décès, le 9 juin 2015, de Larsen Jakhoukh, propriétaire de plusieurs entreprises en France, au Maroc et au Gabon. 

Sauf incident de dernière minute, ce vendredi 26 avril,  l’huissier de justice Me Giver Moueley Pongui, a programmé une descente sur les sites des sociétés Satram EGCA et affiliés du Grand Libreville. L’auxiliaire de justice compte y faire appliquer la décision prise, le 22 avril 2024, par le Tribunal de première instance de Port-Gentil qui a déclaré « exécutoire au Gabon, l’arrêt rendu en dernier ressort par le pôle 3, chambre 1 de la cour d’appel de Paris en date du 13 décembre 2023.

En effet, la juridiction parisienne a confirmé en dernier ressort, la décision du tribunal judiciaire de Paris, qui avait déclaré

recevable les demandes formulées par la veuve Jakhoukh et enfants. Elle a surtout annulé le testament authentique du défunt Larsen Jakhoukh reçu, le 5 mai 2015 par Me Pannetier, notaire à Nice. Lequel testament qui a permis à sieur Mustapha Aziz de faire main basse sur plusieurs entreprises laissées par Larsen Jakhoukh, au détriment de la famille du défunt.

Depuis 2015, la veuve Jakhoukh et  enfants arpentent les couloirs des tribunaux du Gabon, du Maroc et de France. En 2016, sieur Mustapha Aziz essuie des revers judiciaires dans les trois pays cités supra. En juillet 2016, pour ne citer que cet exemple, le tribunal de Port-Gentil avait émis à l’encontre du Mustapha Aziz et l’un de ses lieutenants, un mandat d’amener pour escroquerie, faux et usage de faux. Ils ont préféré prendre la poudre d’escampette.

Au Maroc, la Cour d’appel de Casablanca a condamné, le 30 mars 2023 les concernés à plusieurs peines dont la prison ferme de 5 et 6 ans. Le 21 octobre 2022, le tribunal de Casablanca leur avait déjà  décerné un mandat d’arrêt. On ignore jusqu’à ce jour, pourquoi toutes ces décisions de justice n’ont jamais été appliquées. Maintenant que la justice vient à nouveau de donner raison à la veuve et enfants, quid de l’effectivité de cette décision. Wait and see.

Junior Akoma

Cliquez ici: 2024-04-23 10-06

 

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