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Entretien du réseau routier |Le talon d’Achille du gouvernement

Les infrastructures routières, facteur du développement se dégradent chaque jour, au grand dam des usagers, qui s’aventurent sur des voies qui ressemblent de plus en plus à des pistes d’éléphants jonchées  de bourbiers et de nids de poules, mettant ainsi en danger des vies humaines tout en détériorant les biens et matériels.

Malgré des emprunts colossaux de ces dernières années pour leur réhabilitation, le réseau routier national en général et les voiries urbaines du « Grand Libreville » en particulier, sont en piteux état.  En dépit de l’urgence de construire un réseau routier performant qui s’impose dans l’optique de faciliter la transition économique, force est de constater qu’à ce jour, pas moins de 85% du réseau routier de la capitale gabonaise s’est gravement dégradé.

Le prélèvement d’une Redevance d’usure de la route (RUR) inscrite dans la structure des prix des carburants vendus sur le territoire national et donc imposée aux automobilistes, et de nombreux financements extérieurs dont celui de l’Anglais UKEF et de l’Espagnol Banco Santander, le réseau routier continue de défrayer la chronique. Avec un impact considérable sur l’activité économique comme le souligne la note de conjoncture de la DGEPF qui révèle une baisse de 1% du chiffre d’affaires du commerce général structuré, l’état des routes constitue donc une vraie problématique.

Toujours dans l’attente de la mise en œuvre du plan routier triennal, les populations du « Grand Libreville » se retrouvent donc en manque d’infrastructures routières. Entre chaussées en mauvais état, « nids de poule », trous et bosses, le ministre des Travaux publics, devra très vite apporter des solutions pérennes et concrètes.

 A l’intérieur du pays, la situation n’est pas reluisante.  L’axe Bifoun-Ndjolé au trafic intense, est devenu l’axe de la mort et de la destruction des biens où l’on ne s’en sort que par miracle. Le pont d’Ebel-Abanga, est tellement jonché de crevasses qu’on se croirait en Ukraine, pays en guerre, où les obus se sont abattus sur la chaussée. Sur la route qui mène à Makokou, c’est la catastrophe. Depuis plus de deux mois, aucune équipe n’est visible sur cet axe qui s’enfonce chaque jour dans la boue. Entre des voies coupées, des bourbiers infranchissables et des ponts dégradés, tout  y est pour compliquer la circulation des personnes et des biens.

Le chantier du Boulevard triomphal ne tient pas aussi dans les délais, malgré la pression exercée par le ministre des Travaux Publics sur les responsables de Socoba, société qui exécute les travaux. L’axe Ntoum-Cocobeach est presque coupé de la circulation. Il est de même de Libreville-Bambouchine, ainsi que de l’axe Ntoum-Donguila.

Un autre phénomène est aujourd’hui perceptible, l’adduction de Libreville en eau potable. Cette opération qui consiste à enfouir des tuyaux nécessite la dégradation des voies déjà très dégradées. Des quartiers, à l’époque déjà sans route comme Pompidou, le sont encore plus aujourd’hui. Sauf un cascadeur peut aujourd’hui emprunter cette voie qui ressemble plus à un débardage des forestiers qu’à une route normale.

A cette allure, il ne fait l’ombre d’aucun doute que les politiques gouvernementales en matière d’infrastructures routières sont un échec cuisant. Ne dit-on pas souvent que « quand la route passe, le développement suit » ? Maintenant que la route se meurt, le développement peut-il être enviseagble ? Aux autorités  d’apporter des réponses.

LMA

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