Pyramid Medias Gabon

Gabon-Offre d’emplois : attention aux annonces traquenards !

Vu la forte demande d’emplois des jeunes et devant la faible offre offerte par l’Etat et les sociétés de la place, une bande d’escrocs s’est saisie de l’occasion pour arnaquer des jeunes filles. Une situation similaire récemment vécue dans un quartier de Libreville.

« Cherche une jeune gérante, jolie, accueillante et serviable pour gérer un bar de  16h00 à 20h30 du lundi au samedi. Salaire 80.000 + 500 de taxi par jour travaillé ». Ce sont ces genres d’annonces que l’on retrouve, à foison, sur les réseaux sociaux. Des annonces qui font office de traquenards pour les grands bandits et voyous de Libreville. Après l’affaire de GESZ à Nkok qui a nié toute implication dans ces offres d’emplois publiées sur facebook, aujourd’hui ce sont des jeunes filles qui sont visées par ces annonces traquenards.

C’est évidemment ce qui s’est passé la semaine dernière dans le quartier tristement nommé Bangos. Ce quartier, qui doit son nom aux récits lugubres de Patrick Nguema Ndong, dans son émission ‘’des aventures mystérieuses’’, est aujourd’hui un  repère de brigands et de bandits de tout poil. La proximité avec des quartiers comme Bizango-rail,  PK 12 et Mindoubé, donne à ces derniers un lieu de repli après des forfaits orchestrés sur la route.

Ainsi, une bande dirigée par un sujet camerounais a eu la lumineuse idée de se servir de ces annonces pour attirer de jeunes filles, afin d’assouvir leur libido. Les jeunes filles qui mordent à l’hameçon sont conduits dans un lieu qui ne ressemble à rien à un bar, pour passer évidemment à l’acte. Malheur à celle qui ne s’est pas faite accompagnée. Les filles sont copieusement violées et droguées pour ne pas avoir souvenance de l’endroit où elles ont subi ces préjudices. Judith raconte : « J’ai vu une annonce sur facebook, elle provenait du téléphone de ma sœur. Ignorant que ce téléphone avait été volé quelques jours plutôt, je me suis lancé dans la gueule du lion, pensant trouver du travail. Arrivée sur les lieux, c’est un jeune garçon qui est venu à ma rencontre. Mais je n’ai pas qu’on prenait un chemin tortueux qui menait en brousse. A la question de savoir où nous allions, le jeune homme s’est mis à pleurer pour m’expliquer qu’il était fatigué de la vie que lui font mener ses amis. Il m’a demandé de rebrousser chemin, au regard de ce qui m’attendait. J’allais être drogué, violé et, peut-être, sacrifié dans un crime rituel », a relaté la jeune survivante.

Face à ce phénomène grandissant, il serait opportun que les plus autorités prennent ce problème à bras le corps, pour mettre hors d’état de nuire tous ces bandits de grands chemins. La jeune gabonaise ne demande aujourd’hui qu’à travailler pour se prendre en charge. Avoir recours à de telles méthodes aura de fortes répercussions sur la vie de ces dernières. Elles plongeront rapidement dans le découragement.

Karl Dhorian 

author

Related Articles

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *