Suspendus le 17 février dernier, les réseaux sociaux ont été rétablis ce samedi 24 octobre, a annoncé un communiqué de la Haute Autorité de la Communication. La décision a été prise lors d’une plénière le même jour. En rétablissant les réseaux sociaux au Gabon, le gendarme des médias au Gabon, a exprimé sa satisfaction quant à l’établissement par le gouvernement d’un cadre juridique pour une utilisation responsable des réseaux sociaux.
Après un peu plus de huit mois, les réseaux sociaux sont rétablis au Gabon. La grande annonce a été faite par la Haute de la Communication, cette fois pas par communiqué a la télévision, mais écrit. La décision a été prise lors d’une plénière tenue le samedi 24 octobre.
Suspendus le 17 février dernier, la Hac avait justifié par sa décision, par «montée croissante du phénomène des désordres informationnels». L’instance de régulation a énoncé notamment, la circulation de contenus diffamatoires, haineux, obscènes ou injurieux, ainsi que des atteintes à la dignité humaine, à la cohésion sociale et à la sécurité nationale.
L’arsenal juridique du gouvernement
Le régulateur des médias au Gabon a évoqué sa décision de levée de suspension pour «permettre au Gouvernement d’adapter l’arsenal juridique pour un meilleur encadrement de l’usage des réseaux sociaux et des plateformes numériques» et «Amener les plateformes digitales à entretenir un dialogue constructif visant à améliorer la modération des contenus diffusés».
Le communiqué signé du président de la Hac, Germain Mgoyo Moussavou souligné l’importance d’une utilisation plus responsable et mature des réseaux sociaux. Il invite ainsi les utilisateurs à contribuer à un environnement numérique respectueux des droits d’autrui.
En conclusion, le communiqué précise également que la HAC a établi une collaboration active avec des plateformes telles que TikTok, Meta et YouTube. Des protocoles d’échange ont été mis en place pour permettre une régulation en temps réel des contenus illicites, et cette coopération devrait se renforcer avec la visite de délégations de ces entreprises à Libreville.
Une suspension et des pertes énormes
En février dernier, la décision de suspendre les réseaux sociaux a suscité une vive réaction parmi les utilisateurs. Beaucoup ont trouvé cette mesure incompréhensible et particulièrement difficile pour les activités en ligne.
Cette suspension a entraîné des conséquences significatives, notamment des licenciements et des pertes financières pour de nombreuses entreprises. Les impacts économiques ont été ressentis à divers niveaux, affectant tant les employés que les employeurs.

