Le Gabon se dirige vers la création d’une unité textile, deux semaines après l’annonce gouvernementale de l’obligation de porter des tenues africaines chaque vendredi. Cette initiative a été mise en avant lors de la cérémonie de descente des couleurs à l’aéroport Léon Mba de Libreville, à l’occasion du retour du président Oligui Nguema. Le ministre du Rayonnement Culturel, Paul Ulrich Kessany, a ouvert le débat sur cette question cruciale.
Autrefois, détenteur de la Sotega, une usine de production textile emblématique, aujourd’hui, le Gabon s’achemine vers la relance de ce secteur, après sa décision d’instaurer la tenue africaine chaque vendredi dans l’administration.
Lors de son intervention, Paul Ulrich Kessany a exprimé le souhait de créer une unité industrielle de production textile, similaire à la Sotega, afin de « renforcer la souveraineté culturelle du Gabon, de stimuler l’économie nationale et de favoriser l’emploi, en particulier pour la jeunesse ».
Selon Paul Ulrich Kessany, la décision du gouvernement d’instaurer le port de la tenue africaine chaque vendredi a pour objectif de « promouvoir le patrimoine culturel national, d’affirmer l’identité gabonaise et de renforcer la cohésion sociale autour de valeurs de fierté et d’appartenance ». Cette initiative vise à créer un sentiment d’unité parmi les citoyens tout en célébrant la richesse de la culture gabonaise.
Adopté lors du Conseil des ministres du 30 avril dernier, le décret réglementant le port de la tenue africaine dans l’administration publique s’appuie sur l’article 95 de la Constitution. Il impose à tous les agents publics de revêtir une tenue africaine chaque vendredi, soulignant ainsi l’importance de cette pratique dans le cadre des institutions publiques.
Le décret n°0215/PR, qui a été approuvé par cinq membres du gouvernement, est le fruit d’une collaboration entre plusieurs ministères, notamment ceux de la Jeunesse, des Sports, de la Culture, des Affaires étrangères, de la Réforme, de l’Intérieur et de la Fonction publique. Cette démarche collective témoigne de l’engagement du gouvernement à valoriser la culture nationale et à renforcer l’identité gabonaise.

