Pas grand-chose à se mettre sous la dent, c’est l’avis partagé par de nombreux observateurs suite à la décision de la chambre d’accusation de maintenir l’ancien Premier ministre, Alain Claude Bilie Nze, en détention préventive à la prison centrale de Libreville.
Alors que ses proches, ses avocats et son parti, Ensemble pour le Gabon, espéraient que l’ancien premier ministre recouvre la liberté après la demande de mise en liberté provisoire formulée par ses conseils. Cependant, le 15 mai, la chambre d’accusation a tranché différemment, optant pour le maintien en détention de l’ancien chef du gouvernement.
Pour certains, cette décision est surprenante, tandis que d’autres la jugent prévisible, compte tenu du déroulement de l’audience qui s’est tenue quelques jours auparavant, le 12 mai. Les avocats de l’ex-candidat à la présidentielle de 2023, qui avait terminé deuxième derrière Brice Clotaire Oligui Nguema, avaient présenté des garanties de représentation solides : marié, père de famille, président d’un parti politique et personnalité publique identifiable.
Malgré ces arguments, la chambre d’accusation a confirmé l’ordonnance du juge d’instruction, signifiant ainsi que la juridiction d’appel a donné raison au magistrat instructeur. Il reste à voir si l’équipe d’avocats, composée de Gisèle Eyue Bekale, Me Jean-Paul Moubembe, Me Sarah Ognyane et Me Karelle Obame, envisagera de se pourvoir en cassation.
Pour le parti Ensemble pour le Gabon, les militants et les cadres espéraient une interprétation stricte du droit, mais la Cour a choisi de confirmer l’ordonnance initiale, malgré l’argument selon lequel le détenu ne « représente aucun risque pour la société ».
Derrière cette décision, les partisans d’Alain Claude Bilie By Nze dénoncent une « douche froide pour la libertés ». La Chambre d’accusation justifie son choix en invoquant la nécessité de préserver l’ordre public.
Cela fait maintenant un mois que l’ancien Premier ministre est incarcéré à la prison centrale de Libreville.

