Beaucoup de concitoyens sembleraient être offusqués voire ahuris du fait que Brice Clotaire Oligui Nguema ait décidé de rebaptiser le Palais des conférences de la nouvelle Cité de la Démocratie de Libreville du nom du feu Président du Gabon Omar Bongo Ondimba parce que, selon ces compatriotes, il y a quelques feuilles mortes dans ce jardin, au décor longtemps envié appelé Gabon, jardin cultivé pendant plus d’un demi-siècle sans discontinuer par ce même Omar Bongo Ondimba.
Par Jean Hilaire Biteghe Obame, Journaliste d’investigations…

Certaines intelligences, viscéralement opposées à l’attribution du nom de Omar Bongo Ondimba au Palais des conférences de la Cité de la Démocratie et que j’apprécie sommes toutes, dans d’autres registres la quintessence des propos et de leurs esprits critiques, ont même proposé dans leurs genres de réquisitoires circonstanciés, des dénominations telles que :
_ Le Palais de la Libération
_ Le Palais du 30 Août
_ Le Palais du 3 Mai
_ Le Palais de la Félicité etc.
Toutes ces dénominations ayant trait, directement ou indirectement à l’opération militaire de la nuit du 30 août 2023 pour la prise du pouvoir, en dehors des canaux démocratiques, par les douze (12 ), soutenus toutes les forces de sécurité et de défense et cerise sur le gâteau du fameux CTRI des militaires fâchés, le peuple qui pris fait et cause pour mettre fin au pouvoir en place à Libreville.
Le cœur ou la raison ?
En y regardant de très près et en écoutant et scrutant toutes ces trouvailles d’épitaphe, on constaterait que toutes ces voix de fond ramenaient le baptême du Palais des conférences de la Cité de la Démocratie en Palais de l’inconstitutionnalité, toute prise de pouvoir par la force des armes dans un Etat considéré comme étant de droit, reste inconstitutionnelle et c’est le cas du 30 août 2023 et tout ce qui y est lié.
Alors, afin de ne point dépasser les bornes, garder Omar Bongo Ondimba au fronton du nouveau Palais des conférences de Libreville n’ est pas un mal, c’est magnifier, pas un Homme mais une idée, un principe de gouvernance à savoir, le DIALOGUE, qui fut son moteur politique et le dialogue qui est un gage de la démocratie, démocratie qu’il a toujours mis en étendard et qui a préservé le Gabon de toutes agressions ou guerre venant de l’extérieur ou de soulèvements ethniques ou tribaux. Ce même dialogue qui a su catalyser certaines revendications souvent bruyantes mais pas plus.
Seuls ceux qui ont toujours pensé Omar Bongo Ondimba était Dieu n’ont jamais accepté de la part de ce personnage, des manquements et errements humains contrairement à ceux-là qui ont toujours vu en Omar Bongo Ondimba, un Homme avec ses limites et ses imperfections. Ceci dit, Omar Bongo Ondimba est à placer au rang des grands Hommes d’État de ce siècle non seulement par la durée de son régime et de son système politique mais aussi par la stabilité et la PAIX, avec grand « P » observées pendant tout son magistère tout en sachant que, toute chose reste égale par ailleurs.
Personnellement, j’ai connu l’homme et je m’en réjouis et à travers lui, j’ai aussi rencontré le bâtisseur de la nouvelle Cité de la Démocratie qui abrite le Palais des conférences OMAR BONGO ODIMBA de Libreville. En tant que Homme politique, Omar Bongo Ondimba était un AS.
… Observateur de premier plan des 30 dernières années du magistère d’Omar Bongo Ondimba.

