Apres une première rencontre visant à établir un consensus entre les actionnaires, le ministre de la Communication et des Médias a récemment convoqué une réunion urgente pour discuter de la situation de la radio panafricaine, dont la Libye est l’actionnaire majoritaire avec 52% des parts du capital. Une délégation libyenne est attendue au Gabon dans ce contexte. L’objectif de cette rencontre est clair : l’État gabonais souhaite reprendre le contrôle total de la station de Libreville, dont les travaux sont désormais achevés et la reprise des programmes prévue pour août prochain.
Bien que la Libye détienne 52 % des parts d’Africa N°1 depuis l’an 2000, l’État gabonais, engagé dans un processus de restructuration et de relance de la radio panafricaine, envisage de modifier cette dynamique. Libreville aspire à s’approprier entièrement le contrôle du Tam-tam de l’Afrique, ce qui justifie les démarches récentes entreprises par le ministre Germain Biahodjow,. Ce dernier a d’abord rencontré les actionnaires pour parvenir à un consensus, avant d’organiser une réunion urgente sur la gestion d’Africa N°1, actuellement sous le contrôle de la Libya African Portfolio (LAP), le bras financier de l’État libyen dans le secteur des médias et de l’édition.
Les changements récents dans la gestion de la radio, dont la réfection du siège de Libreville, soulignent les ambitions du Gabon de redéfinir son rôle au sein de cette institution.
Face au déclin de la radio, la partie libyenne semble absente, tandis que le Gabon a décidé de prendre les choses. L’objectif de cette réunion est de faire le point sur l’avancement du dossier et de peaufiner la stratégie gabonaise avant d’entamer les discussions avec la partie libyenne. Germain Biahodjow a souligné lors de la rencontre que « nous sommes à un tournant décisif, car la partie libyenne sera bientôt reçue pour envisager une recomposition du capital de cette entreprise en difficulté ».
Le Gabon envisage ainsi une nouvelle structuration du capital d’Africa N°1, une étape cruciale pour relancer efficacement la station. Cette recomposition vise à établir un modèle économique solide et une gouvernance durable, garantissant la pérennité d’une entreprise actuellement en proie à des difficultés. Germain Biahodjow a précisé que le Gabon, « sous l’impulsion du président Brice Clotaire Oligui Nguema, s’engage à reprendre le contrôle d’Africa N°1 ».
La renaissance du « tam-tam de l’Afrique » est envisagée d’ici août prochain, mais elle reste conditionnée par des détails importants à régler. Cette initiative témoigne de la volonté du Gabon de revitaliser le paysage médiatique africain et de redonner vie à une station emblématique, tout en s’assurant que les bases de cette relance soient solides et durables pour l’avenir de la station.

