Près de 1000 agents travaillant en majorité, sur le chantier de construction de l’axe Ntoum-Cocobeach attendent leur paiement de solde de tout compte suite à la décision de l’entreprise burkinabé, Ebomaf, de les transférer vers une entité de placement de personnel.
Bien que l’entreprise Ebomaf soit présentée comme un modèle dans le secteur du BTP et dans le traitement des agents, au Gabon, sa récente décision de transférer 900 de ses employés vers une société de sous-traitance soulève des interrogations.
Les agents, qui ont récemment envahi le chantier Ntoum-Cocobeach, non pas pour travailler, mais pour exprimer leur mécontentement, dénoncent le fait que l’entreprise burkinabé, ayant obtenu 700 milliards de FCFA de contrats au Gabon, cherche à se débarrasser d’eux sans procéder au paiement de leur solde de tout compte. C’est du moins, ce que Junior Ngoua Ngoua, technicien soudeur, a indiquee, en exprimant son indignation rapportee par Gabonactu. Selon lui, Ebomaf « ne parvient pas à calculer leur solde », tout en tentant de les faire engager par Esdras Services sans rompre au préalable leur contrat.
Derrière la note émise par le directeur général d’Ebomaf au Gabon, Coulibaly Lassina, il est mentionné que « le cabinet Esdras Services Gabon procédera à la signature de contrats de mission avec les travailleur ». Cette note, qui insiste sur les « hautes instructions » du PDG du groupe, est perçue par le personnel comme une tentative brutale de se débarrasser d’eux, sans respecter les dispositions élémentaires du droit du travail gabonais.
Des conditions de travail non respectées
Le personnel ne se contente pas de réclamer le solde de tout compte ; il dénonce également une situation insupportable. Après douze mois de service, les employés se retrouvent sans congés payés, sans treizième mois et sans couverture maladie. Cette absence de droits fondamentaux soulève des inquiétudes quant aux conditions de travail au sein de l’entreprise.
De plus, les agents signalent l’absence de bulletins de salaire, ce qui complique encore davantage leur situation. Ils mettent en lumière le fait que des cotisations sociales sont prélevées sur leurs rémunérations, mais qu’elles ne seraient pas versées aux services de protection sociale au Gabon. Cette situation crée un climat de méfiance et d’inquiétude parmi les travailleurs.
Alors que les autorités gabonaises affichent une position ferme sur le respect des droits des travailleurs, la question se pose : vont-elles permettre à Ebomaf de transgresser les lois gabonaises au détriment de 900 vies ? Derrière cette manifestation, les agents appellent à des mesures fortes pour protéger leurs droits des et de garantir les conditions de travail dignes.

