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Délestages, vie chère, UDB, Bilie By Nze, les 7 milliards attribués aux provinces; ce que dit Oligui Nguema dans le quotidien  l’Union

Un an après son accession au pouvoir le 3 mai 2025, le président Oligui Nguema a accordé une interview exclusive au quotidien l’Union. Cet entretien, réalisé quelques jours avant l’inauguration du Palais des Congrès Omar Bongo Ondimba, s’est tenu à la Cité de la Démocratie. Au cours de cette discussion, le chef de l’État a abordé divers sujets sans détour, et Pyeramidmediasgabon a sélectionné pour vous quelques points saillants.

Le 3 mai 2026 marque un an depuis que Brice Clotaire Oligui Nguema a été élu président du Gabon, avec un score impressionnant de 94,85 % lors des élections d’avril 2025, surpassant largement ses concurrents. Pour célébrer cette première année de mandat, plusieurs événements ont été organisés à Libreville, notamment l’inauguration du Palais des Congrès Omar Bongo Ondimba et le Forum international sur l’innovation et le développement. Avant ces festivités, c’est devant les journalistes du quotidien l’Union que le président a choisi de s’exprimer, offrant ainsi un aperçu de sa vision et de ses projets pour le pays. Cette interview exclusive a permis de mieux comprendre les enjeux auxquels il fait face et les priorités de son administration pour l’avenir du Gabon.

Nous avons posé les fondements de la Ve République

Soulignant être dans un « état d’esprit de détermination absolue », après un an au pouvoir, Brice Clotaire Oligui Nguema est conscient qu ‘ « un an c’est la fois beaucoup et très peu ». « Beaucoup parce que nous avons posé les fondements de la Ve République ». Parmi ces fondements, le chef de l’Etat souligne, une constitution, des élections libres, un retour à l’ordre constitutionnel « que personne ne peut contester ». « Très peu, parce que les attentes des Gabonais sont immenses et légitimes ». Soulignant être ni l’autosatisfaction, ni dans le découragement, mais plutôt « dans l’action ».

Les délestages sont inacceptables…

Abordant la question des délestages posée par les journalistes, Oligui Nguema a répondu sans ambigüité. Jugeant  inacceptable les délestages, pour le numéro un Gabonais, « les Gabonais ont le droit d’avoir de l’électricité 24 heures sur 24 et de l’eau potable dans leurs robinets ».

 « C’est le pilier numéro 1 de mon projet de société et j’en suis conscient ». Expliquant par la suite  les difficultés auxquelles fait face la SEEG. Parmi ces difficultés, a-t-il souligné, figurent, un déficit de production de 60 mégawatts, des infrastructures vieillissantes, des dettes colossales, envers les fournisseurs.

Ce n’est pas tout, a continué le chef de l’Etat. Il y a aussi des détournements qui ont fait l’objet d’un audit. « Nous agissons sur les tous les fronts », dont le plan d’urgence 2025-2028 pour la réhabilitation des équipements, pour atteindre une capacité de 850 mégawatts, programmé avec la centrale à gaz et le barrage de Kinguele Aval. Oligui Nguema n’a pas manqué de souligner la nécessité de séparer  la gestion de l’eau et de l’électricité, qui est un impératif, selon lui pour la survie de la SEEG.

 

A moins d’un an, l’UDB est devenue la première force politique du pays…

Première force politique du pays, avec un nombre important de parlementaires et des conseillers locaux et départementaux, Brice Clotaire Oligui Nguema s’est réjoui de l’ascension de sa formation politique. «  À moins d’un an, l’UDB est devenue la première force politique du pays. C’est encourageant, mais insuffisant ». Selon lui, un parti ne vit pas que ses élus. Il vit par ses idées, sa présence sur le terrain, sa capacité à former et à écouter, indiquant que le congrès en préparation sera l’occasion de structurer davantage le parti, de le renforcer par de l’expérience  et de fixer le cap pour années à venir. « Nous devons mettre l’accent sur la discipline des militants », car-t-il éclairé, « l’UDB est un outil inclusif au service du projet de société du President élu ».

 

Ne politisions pas cette affaire…

Alors que son principal opposant, Alain Claude Bilie Nze est en prison, pour les faits d’escroquerie et d’abus de confiance, Oligui Nguema a sans détour, souligné qu’il n’a pas d’opposants ou adversaires. Les opposants du chef de l’Etat sont, entre autres, la précarité des gabonais, le chômage sous toutes ses formes, le manque d’eau et d’électricité en continu dans le manges. Indiquant que «  être opposant n’est pas un refuge. Nous sommes tous des citoyens de ce pays ».

Alors que les soutiens du président d’Ensemble pour le Gabon y voient une politisation dans les ennuis judiciaires de ce dernier,  pour le chef de l’Etat, les pouvoirs sont séparés entre l’exécutif et le judiciaire. « Ce sont les règles de la Ve République que nous avons voulues. Donc ne politisons pas cette affaire. Que la justice soit juste pour tous et ferme pour tous ».

L’argent du contribuable n’est pas négociable…

Après le coup de la libération, le Comité pour la transition et la restauration des institutions avait attribué aux provinces pour leur développement une enveloppe de 7 milliards de FCFA. Mais plus de trois ans après, les travaux sont à l’arrêt, entre temps le CTRI a engagé des actions judiciaires. A ce sujet, la réponse d’Oligui Nguema a été très courte et directe. «  Les conclusions seront rendues publiques. Le CTRI a transmis les dossiers à la justice qui appréciera ou pas les poursuites à engager ». Soulignant que «  l’argent du contribuable n’est pas négociable ».

Le coût de la vie reste trop élevé pour beaucoup de nos concitoyens…

Alors que la vie chère est toujours d’actualité, malgré les efforts du gouvernement, à travers la mise en place de la Centrale d’achat du Gabon, Oligui Nguema demeure conscient que le coût de la vie reste trop élevé pour beaucoup de nos concitoyens. «  Soyons honnêtes, les mesures de plafonnement ont atténué la hausse, mais elles ne l’ont pas éliminée ».

Pour le president de la République, le problème est structurel : «  le Gabon importe l’essentiel de ce qu’il consomme. Tant que nous défendrons à ce point des importants, nous serons vulnérables. Selon lui, l’unique solution à long terme est de produire localement ».

Dans cette interview, Oligui Nguema aborde d’autres sujets importants, dont la révision de la constitution de 2024, l’emploi et le chômage, la transformation locale du manganèse, ainsi que la dette.

 

 

 

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