Après avoir frappé à toutes les portes du pouvoir au Gabon, au lendemain de son éviction du gouvernement sous Ali Bongo, Biendi Maganga Moussavou, financier et banquier, a rebondi. Il a été promu directeur général de la filiale du groupe Orabank auTchad. Son installation a eu lieu le 27 mars dernier à Niamey.
Viré du gouvernement sous Ali Bongo et malgré des appels du pied à l’endroit du pouvoir actuel, Biendi Maganga Moussavou, financier et banquier, a donné l’impression d’être un acteur politique perdu au Gabon. Membre du Parti démocratique gabonais, après sa démission du Parti social-démocrate fondé et dirigé par son père, Pierre Claver Maganga Moussavou, malgré ses multiples démarches dans les cercles du pouvoir, il a été catégorique ignoré. Le revoilà repartir vers ses anciens amours, la finance et la banque.
Il a été nommé directeur général de la filiale du groupe Orabank au Tchad. Le promu bien connu dans le milieu financier africain a pris ses quartiers le 27 mars dernier à Niamey, lors d’une cérémonie d’installation. A 51 ans, le fils aîné de l’ancien vice-président de la République, promet « ne ménagerai aucun effort pour fédérer les équipes, les garder mobilisés, face aux défis d’une Afrique en mouvement, sous la supervision des Autorités de Tutelle», a-t-il déclaré.
Bien avant cette nomination et ayant déjà travaillé longtemps dans le milieu financier, Biendi Maganga Moussavou, a occupé au Gabon les fonctions de membres du gouvernement durant une bonne période. Il a occupé successivement les départements de la Promotion des PME, puis de l’Agriculture, de l’Élevage, de la Pêche et de l’Alimentation.
A travers cette nomination, son père Pierre Maganga Moussavou, un financier également, y voit « une fierté pour sa famille et pour le Gabon ».
Comme quoi, il n y a pas que dans la politique où l’on peut rebondir positivement.

