Bien que rallongé à hauteur de 70 millions de contre 60 millions pour les précédents mandats, les mairies d’arrondissement boudent le budget qui leur a été alloué par la tutelle, c’est-à-dire, la mairie de Libreville, qui a bénéficié d’une enveloppe de 30 milliards.
La guerre entre les mairies d’arrondissement de la commune de Libreville et leur tutelle, c’est-à-dire la mairie centrale est-elle ouverte ? En tout cas, à la mairie du deuxième arrondissement de Libreville, le budget qui a été alloué n’est pas au goût des conseillers de cet arrondissement. Réunis autour du maire Richard Obiang Ava, lors d’un conseil d’arrondissement le 08 mars dernier, ils ont dans la majorité rejeté le budget de 70 millions.
S’ils pointent du doigt, à une déconnection de la réalité du terrain, en raison des ambitions de développement et aux besoins urgents, à la mairie de Libreville, le maire Pierre Mathieu Obame Etoughe, parle plutôt, d’un budget qui correspond aux «états spéciaux», destinés à couvrir les besoins de fonctionnement des mairies d’arrondissement.
Lors d’une interview dans le quotidien l’Union, le président du Conseil municipal de Libreville, a souligné que les maires d’arrondissement sont avant tout des délégués du maire central, dont les compétences se limitent principalement à la gestion de l’état civil, sauf délégation spécifique. «Ces états spéciaux étaient plafonnés à 60 millions auparavant», souligne-t-il, estimant que l’augmentation à 70 millions démontre qu’il ne mène «aucune croisade» contre ces autorités locales.
Alors que la tension est déjà palpable entre le maire centrale et ses délégués d’arrondissements, dont Pierre Mathieu Obame Etoughe voit d’un très mauvais œil leur attitude de libertine, le budget alloué pourrait exacerber les tensions entre ces militants de l’Union démocratique des bâtisseurs.

