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‘’Le Gabon est pays des fangs’’ ces propos qui ont choqué Pacceli Bikoro

Au Gabon, où les autorités encouragent la cohésion sociale et l’harmonie entre les communautés, les déclarations d’un activiste proche du pouvoir ont suscité des réactions négatives. Paccelo Bikoro, exprimant son mécontentement face à ce qu’il considère comme une situation d’une gravité extrême, a appelé les plus hautes instances à intervenir en prenant les mesures nécessaires. Cette déclaration a été relayée dans un communiqué daté du 6 mars, transmis à notre rédaction.

Silencieux jusqu’à la, du moins depuis les dernières élections présidentielles, locales et législatives, Pacceli Bikoro, acteur politique et communicant, est sortie de sa réserve. A l’occasion d’une déclaration rendue public le 06 mars dernier, cet ancien proche d’Alain Claude Bilie Nze, a largement critiqué les propos qu’auraient tenus Bienvenu Effayong Obiang, plus connu sur le pseudonyme de ‘’Bitome’’. Selon lui, les propos tenus dans la vidéo, où Bitome s’en prend à un activiste gabonais, sont en contradiction « avec les valeurs républicaines et l’exigence d’unité nationale ».

L’homme  politique, souligne que,  Bienvenu Effayong Obiang a affirmé que son contradicteur, en raison de son appartenance ethnique Fang, ne pourrait rien lui faire, car aurait-il fait savoir,  le Gabon est un « pays des Fang ».

Il s’agit pour le concerné, des « propos inacceptables ». Lesquels, a souligné Monsieur Bikoro,  « constituent une dérive grave, dangereuse et profondément irresponsable. Ils portent atteinte au pacte républicain, alimentent les fractures identitaires et menacent la cohésion nationale, socle de notre vivre-ensemble ».

« Je suis moi-même Fang, originaire d’Oyem dans la province du Woleu-Ntem, et je tiens à exprimer avec la plus grande fermeté mon indignation face à ces déclarations. Je m’en désolidarise totalement et sans ambiguïté. Nul ne peut instrumentaliser l’identité ethnique pour intimider, menacer ou prétendre s’arroger une quelconque supériorité sur les autres citoyens ».

 Dans ledit communiqué, il déclare que l’identité ethnique ne peut être utilisée « pour intimider, menacer ou revendiquer une supériorité sur les autres citoyens ». Ce d’autant plus que a-t-il fait savoir, «  le Gabon n’est ni la propriété d’une ethnie, ni le domaine réservé d’un groupe. Le Gabon appartient à tous ses enfants, sans distinction d’origine, de province ou de communauté ».

Au-delà de cette condamnation morale, il exhorte les autorités à tirer toutes les conséquences de cette situation préoccupante. « J’en appelle solennellement au chef de l’État afin qu’il prenne toute la mesure de la gravité de cette situation et qu’il en tire les conséquences qui s’imposent, notamment en retirant sa confiance à cet individu ».

Car, a-t-il souligné, « la République ne peut tolérer que des agents placés sous son autorité banalisent le tribalisme, instrumentalisent les appartenances ethniques et alimentent les divisions au sein de notre Nation ».

 

 

 

 

 

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