La délocalisation d’un de ses magasins phares, CK2, vers un site encore non révélé, ainsi que la fermeture de plusieurs enseignes à travers le pays, ont suscité des spéculations de ‘’faillite’’. Il n’en est rien. Pour Isabelle Essonghé, administrateur directeur général du groupe Ceca-Gadis, il s’agit plutôt d’un processus de réinvention. La cheffe d’entreprise met en avant une modernisation de l’entreprise, avec un fort accent sur l’entrepreneuriat local.
Au sujet de la santé de son groupe d’entreprises, Ceca-Gadis, dont plusieurs observateurs font état d’une faillite, Isabelle Essonghé, rassure. Où certains voient la faillite, la cheffe d’entreprise voit un groupe « en mouvement, en changement, en transformation». Invitée à un Apéro Networking organisé par EDN’Comm en partenariat avec l’association Agir pour une Jeunesse Autonome (APJA), Isabelle Essonghé a saisi l’occasion pour partager sa vision de la réinvention du groupe. «Ceca-Gadis s’effondre, Ceca-Gadis en faillite. Non ! C’est une transformation, c’est une réinvention», a-t-elle souligné.
Concernant la réinvention que son groupe entreprend, Mme Essonghé souligne le fait qu’«il y a des produits qui ont vécu, qui se sont arrêtés. On a changé !». Elle évoque ainsi la nécessité de fermer certaines enseignes pour en ouvrir de nouvelles, marquant une transition vers une nouvelle ère.
Ce changement, motivé par les exigences de la modernité, se traduit par une évolution des marques, permettant d’accueillir de nouvelles offres sur le marché. Elle précise que l’évolution de Gaboprix est significative. «On est parti de Gaboprix. Mais si je vous montrais la première Gaboprix qui existait, elle ne ressemble pas aux Gaboprix qui existent aujourd’hui ».
En pleine expansion, Isabelle Essonghé annonce que son groupe est en train de rouvrir des magasins selon un nouveau modèle, dont certains seront visibles dans les jours à venir. Cette dynamique de réinvention témoigne de la volonté du groupe de progresser et de s’adapter aux nouvelles attentes des consommateurs.
Le groupe Ceca-Gadis, qui se positionne comme un distributeur moderne, regroupe des enseignes telles que Gaboprix, Cecado, Intergros et Supergros, et a établi des points de vente de proximité à travers le pays. Fondé en 1933, il a été dirigé pendant des décennies par Michel Essonghé, un entrepreneur influent aujourd’hui à la retraite. Avec plus de 2000 employés directs et indirects, le groupe incarne continuité et résilience.
En rapport au thème «Le parcours entrepreneurial : sous le prisme de l’échec», discuté lors de cet Apéro networking, la manager souligne que «l’échec, ce n’est pas la fin. L’échec, c’est plutôt l’apprentissage. C’est l’apprentissage pour aller plus loin. C’est l’apprentissage pour se bonifier». Ainsi, le groupe Ceca-Gadis, se réinvente pour mieux se bonifier.

