Après plusieurs discussions et de rencontres à l’est de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, l’Alliance Fleuve Congo et le Mouvement du 23 mars, ont décidé de faire chemin ensemble. Le lundi 12 à Goma, ils ont annoncé la création d’un mouvement politico-militaire : le Front pour la refondation de la nation (FRN). L’ex president prend la tête de cette organisation qui a pour objectif d’en finir à l’aide de l’article 64 de la Constitution congolaise, avec l’actuel pouvoir de Kinshasa. Il est entouré de trois vices présidents.
Hostile au pouvoir de Felix Tshisekedi, l’ex président Joseph Kabila qui a été condamné par contumace en septembre 2025, vient de rendre officiel son alliance avec le Mouvement du 23 mars, à travers la création d’un mouvement politico-militaire. L’Alliance Fleuve Congo figure aussi dans ce mouvement baptisé, Front pour la refondation de la nation (FRN). Le mouvement a été rendu public le lundi 12 octobre à l’est de la République démocratique du Congo, à Goma. L’ex président prend la tête du mouvement et sera secondé par trois vices présidents membres du M23 et de l’AFC.
La charte du mouvement lu par Claude Ibalanky, un ancien proche de Tshisekedi, prévoit la« mutualisation de leurs forces, ressources et moyens afin de créer un cadre d’action au travers duquel tous les Congolais, à l’unisson, vont entreprendre l’œuvre de la libération de leur pays. Ainsi, en vertu de l’article 64 de la Constitution, ils ont créé […] un mouvement politico-militaire dénommé Front pour la refondation de la nation (FRN) ».
Dans la constitution Congolaise, l’article 64 souligne que tout Congolais a le devoir de faire échec à tout individu ou groupe qui prend le pouvoir par la force ou l’exerce en violation de la Constitution.
Ainsi l’un des missions du FRN est de « fédérer et coordonner toutes les forces de résistance afin de mettre un terme à la tyrannie par tous les moyens, y compris la force ». Parmi les vices présidents qui entourent Joseph Kabila, figurent, Corneille Nangaa, il était avant la création de ce mouvement, le coordonnateur de l’Alliance Fleuve Congo, Bertrand Bisimwa, était président du M23 et le général Sultani Makenga, chef d’état-major de l’armée révolutionnaire congolaise.
Dans son organisation, le FRN s’est doté d’un secrétariat permanent et promet de mettre en place d’autres structures.

