Le naufrage survenu le samedi 24 octobre dernier au large de Mayumba dans la province de la Nyanga préoccupe au plus haut point l’Organisation nationale des employés du pétrole. Dans un communiqué signé de son secrétaire général, le 27 octobre, l’organisation, dont les trois, parmi cinq disparus, sont membres de ce syndicat, exige la prévention de nouveaux drames dans le secteur pétrolier.
dans son communiqué le 27 octobre, l’Organisation nationale des employés du pétrole (ONEP) a exprimé sa solidarité envers les familles des disparus et les rescapés, et a aussi souligné soutiens à ses partenaires Borr Drilling et BW Energy Gabon. Selon le bilan officiel, à ce jour, 110 personnes ont été secourues sur les 115 présentes, et cinq travailleurs demeurent portés disparus, dont trois Gabonais et deux étrangers.
Les trois compatriotes disparus, membres de l’ONEP, étaient employés sous des contrats précaires via des sociétés de prestation.
Bien que le syndicat salue les mesures gouvernementales, notamment l’ouverture d’une enquête technique, il souligne que la sécurité des travailleurs doit primer sur toute considération économique ou opérationnelle. L’ONEP exige également que les syndicats représentatifs du secteur soient impliqués dans les travaux de la cellule de crise, conformément aux principes de tripartisme de l’Organisation internationale du travail (OIT).
De plus, le syndicat appelle à la publication des conclusions de l’enquête, comme promis par le chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema.
L’organisation appelle à une réévaluation minutieuse des mesures de prévention et de sécurité sur les installations pétrolières, tant offshore qu’onshore. Elle insiste également sur la nécessité d’adopter les textes réglementaires du Code du travail relatifs à la santé et à la sécurité au travail, tout en renforçant les compétences des agents de la Direction générale des hydrocarbures.
Pour Sylvain Mayabi Binet, secrétaire général de l’ONEP, le naufrage du Prospector 5 doit susciter une prise de conscience collective et inciter à des actions concrètes pour protéger les travailleurs du secteur pétrolier.
Selon le syndicaliste, la sécurité au travail ne doit pas être considérée comme une option, mais comme un droit fondamental et une responsabilité partagée.

