Après plusieurs mois d’interruption, le chantier le plus crucial du pays reprend son activité. Le 26 septembre 2026, le ministre des Travaux Publics, Edgar Moukoumbi, a effectué une visite sur la Nationale 1 pour observer la relance des travaux d’élargissement entre PK24 et PK40.
Lors de cette visite, il a été inspecté la section PK24-PK40 pour confirmer la reprise des travaux sur cet axe essentiel à l’économie gabonaise. Le ministre était accompagné de plusieurs personnalités, dont Aimé Martial Massamba, ministre de la Mer, et Fabrice Maurières, ambassadeur de France au Gabon, ainsi que des responsables de la Société Autoroutière du Gabon et de l’entreprise CRBC.
Cette inspection a permis d’évaluer l’avancement des travaux après les difficultés rencontrées avec l’ancien constructeur AFCONS, dont le contrat a été annulé en raison de manquements techniques et financiers. Désormais, le géant chinois CRBC est chargé de mener à bien les travaux restants, marquant ainsi un nouveau départ pour ce projet vital.
La SAG a assuré la délégation de la qualité des normes appliquées à ce projet, avec une chaussée conçue pour durer et des standards élevés. Ce chantier marque la fin des improvisations, se transformant en une autoroute conforme aux normes internationales. La présence de l’Ambassadeur de France souligne l’importance géopolitique et économique de cette initiative, notamment grâce à l’engagement du fonds d’investissement français Meridiam.
Le Ministre a indiqué que les discussions entre Libreville et Paris ont permis de surmonter plusieurs obstacles, redynamisant ainsi ce projet crucial. Son ton était déterminé, rappelant que l’État doit répondre aux accidents fréquents sur cet axe, qualifié de dangereux. Il a affirmé que l’objectif est d’accélérer les travaux pour améliorer la circulation et la sécurité, en insistant sur la nécessité d’adaptation des entreprises aux conditions climatiques.
La Transgabonaise représente bien plus qu’une simple route ; elle est essentielle à la souveraineté économique du Gabon. Le Ministre a fixé un délai non négociable pour l’achèvement des travaux d’ici décembre 2027, tout en appelant les riverains à respecter l’emprise de la route. Le développement exige parfois des choix difficiles, mais il est impératif de construire un pays sans perdre de temps.

