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Magistrature : mauvaises conditions de travail, absence de clarté dans l’utilisation des fonds, Conseils de discipline politisés ; le Synamag charge le gouvernement

Le 2 septembre 2026 dernier, dans une déclaration, le Syndicat nationale des magistrats  a dénonce avec véhémence l’attitude du gouvernement, qui l’accuse de sanctionner la justice avec une rigueur excessive tout en négligeant de lui fournir les moyens nécessaires à son bon fonctionnement. Pour le Synamag, cette situation a conduit à une institution judiciaire que l’on peut menacer sans crainte de répercussions.

C’est bras de fer qui s’annonce être le gouvernement le syndicat des magistrats, le Synamag. Lors d’une déclaration à Libreville le 02 septembre dernier.  Le Syndicat national des magistrats du Gabon n’est pas allé été tendre. Dans sa missive contre le gouvernement, le Synamag a souligné le manque de ressources matérielles, soulignant qu’  « une justice respectée ne peut être bâtie sur des infrastructures vétustes et non sécurisées ».

Le Synamg va plus loin en déplorant  l’absence de rénovations dans les palais de justice, à l’exception de celui de Libreville, et critique la promesse gouvernementale de réhabilitation, restée sans effet. Selon le syndicat, cette « négligence contribue à la dégradation de l’image de la justice, reléguée au bas des priorités étatiques ».

Un conseil de discipline politisé

 Il faut dire que la montée au créneau du Synamag intervient au lendemain du Conseil de discipline, ayant conduit à la sanction de plusieurs magistrats. Dans sa déclaration,  le syndicat met en lumière l’utilisation politique du Conseil de discipline. Il dénonce entre autres, « des procédures disciplinaires menées de manière suspecte et des sanctions jugées excessives ».

Aux magistrats sanctionnés, le Synamag se dit prêt à les soutenir, en cas d’appel au Conseil d’État. Il accuse le pouvoir d’instrumentaliser le corps judiciaire pour régler des comptes, ce qui soulève de sérieuses inquiétudes quant à l’indépendance de la justice.

Ce n’est pas tout. Dans sa diatribe, le syndicat des magistrats met en lumière des problèmes de sécurité au sein du système judiciaire. Il évoque des incidents graves tels qu’une tentative d’immolation au palais de Libreville et des actes d’intimidation à Mouila.

Le syndicat dénonce le refus d’exécuter des mandats et le retrait de la protection du Procureur Général, soulignant l’indifférence du Garde des Sceaux face à ces violations. Selon eux, lorsque la police judiciaire défie l’autorité du Parquet, c’est l’intégrité même de la justice qui est compromise.

Il met en lumière trois blocages majeurs qui entravent le bon fonctionnement de la justice. Tout d’abord, le Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM) est à l’arrêt, avec une session ordinaire prévue en juillet 2026 qui n’a toujours pas eu lieu, laissant les magistrats dans l’incertitude quant à leurs affectations. De plus, le statut des magistrats demeure inapplicable, le gouvernement n’ayant pas adopté les textes nécessaires, ce qui crée une situation de précarité inacceptable pour les familles concernées.

Le syndicat soulève également des préoccupations concernant la gestion des fonds alloués à la justice, pointant du doigt l’absence de transparence sur l’argent généré par le casier judiciaire et le Greffe du commerce.

Il exige des réponses claires sur l’utilisation de ces ressources et appelle à la tenue urgente de la session ordinaire du CSM, à l’adoption des textes d’application du statut, ainsi qu’à la mise en œuvre de mesures de sécurité dans les palais de justice. Sans ces actions, les magistrats envisagent de se réunir pour discuter de la situation.

 

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