Ayant procédé à la radiation de 1473 agents de la Fonction publique, la ministre de tutelle, Laurence Ndong a édifié l’opinion sur les raisons ayant conduit à cette décision, lors d’une conférence de presse ce 22 septembre à son cabinet. Cette sortie de la patronne de la Fonction publique au Gabon intervient alors que cette décision est au centre des débats dans plusieurs milieux du pays.
Au Gabon, l’administration centrale a décidé de mettre fin à ce que d’aucuns qualifient de désordre. Le 18 septembre dernier, en Conseil des ministres, le gouvernement a décidé de mettre fin aux parcours obscures de plusieurs agents, en procédant à leur radiation simplement. Selon Laurence Ndong, la ministre de la Fonction publique, cette décision s’inscrit dans le cadre d’une opération d’assainissement d’envergure nationale du fichier de l’administration publique.
Ainsi, toujours selon la ministre de la Fonction publique et du Renforcement des Capacités, sur 1765 dossiers d’agents examinés, 1473 ont été radiés des effectifs de la Fonction publique. A en croire la patronne de cette d’administration, il s’agit des agents en rupture de ban avec l’administration.
Parmi les griefs ayant milité à leur radiation ; abandon de postes, présalaire, retraités et décès. Ainsi sur les 1473 agents, 603 sont issus de la main-d’œuvre non permanente (MONP), recrutés pour la plupart par « simple lettre d’engagement, sous contrat de droit privé » et payés directement à la solde, a-t-elle indiqué. Précisant qu’ils ont été radiés directement par la Task force.
Ces 1473 dossiers sont issus de 37 ministères et des institutions. Il a été relevé un cas surprenant, l’existence des agents affectés au ministère de la « Bonne Gouvernance« , alors qu’il existe plus.
Dans cette première phase de l’opération, les départements qui se taillent la grosse partie du lion, il y a l’Éducation nationale avec 384 radiations, dont 269 pour abandon de poste. Il y a la Santé avec 158 abandons et 29 blâmes. Et le ministère de l’Économie et des Finances, avec 111 radiés.
Dans cet examen de dossiers, il est noté que certains avaient abandonné leurs postes depuis plus de 10 ans, mais bénéficiaient toujours des avancements réguliers, et brandissant des actes antidatés et des attestations qui couvraient leurs absents. Il y a aussi des fichiers de 65 agents décédés mais encore considérés comme actifs, et 6 retraités jamais sortis du fichier.
Elle a annoncé que l’opération va s’étendre à l’ensemble de l’administration du pays. Et l’appui des Inspections générales de service, sera essentiel.

