Débutée le 20 juin dernier, la deuxième édition du Guinness Slam Tour s’est achevée le samedi 8 août dernier à Owendo, dans le Grand Libreville. Originaire de la ville de Mouila, dans la province de la Ngounié, c’est Glenn l’Être Pacifique qui a remporté cette deuxième édition de la poésie urbaine, organisée par la Sobraga, à travers sa marque Guinness, en partenariat avec l’agence Black History Arts. Le gagnant a obtenu une moyenne générale de 13,77 et remporté une enveloppe de 1 000 000 de FCFA.
Les « Retrouvailles des amis », dans la commune d’Owendo, ont prêté leur cadre à la finale de la deuxième édition du Guinness Slam Tour, le samedi 8 août. Pour cette édition, l’événement, qui a débuté le 20 juin dernier, a parcouru cinq villes du pays : Franceville, Mouila, Port-Gentil, Oyem et le Grand Libreville (Libreville, Akanda, Owendo et Ntoum).

La finale a enregistré 13 candidats, notés sur la diction, la profondeur du texte, la performance scénique et le respect du chronogramme de trois minutes maximum. Ils ont été notés par cinq membres du jury, composés essentiellement d’hommes de culture.
Au terme des deux passages des 13 candidats, trois visages ont retenu l’attention du jury : Glenn l’Être Pacifique, qui a obtenu une moyenne générale de 13,77, suivi de Dorisca, qui a obtenu une moyenne générale de 12,63. Le troisième finaliste, Saint Christ, a obtenu une moyenne générale de 11,82.

En termes de récompenses, le premier a empoché une enveloppe de 1 000 000 de FCFA, la dauphine 500 000 FCFA et le troisième du podium 250 000 FCFA. Les dix autres finalistes sont repartis avec un lot spécial Guinness.
Deux textes, deux thématiques et une victoire
Éliminé lors de la première édition, Glenn l’Être Pacifique, de son vrai nom Glenn Moanda Bignoumba, a décidé, pour cette édition, de représenter sa ville, Mouila. Ses textes présentés lors de ses deux passages avaient un lien avec les réalités sociétales. « Mon premier texte fustigeait le comportement de ceux qui refusent de parler leur langue maternelle et qui marginalisent ceux qui la parlent et la valorisent. »
Le deuxième texte, explique-t-il, relate l’histoire d’une jeune fille ayant abandonné ses études et restée à la merci de son concubin âgé et fortuné, qui la maltraitait et ne la valorisait pas. « Il s’agit pour moi de sujets réels : l’ignorance de nos cultures et les violences faites aux femmes. »
Une plateforme majeure pour la découverte et la valorisation des talents du slam au Gabon
En ouvrant la compétition aux autres provinces du pays, en dehors de l’Estuaire cette année, les promoteurs poursuivaient un objectif, celui de « promouvoir une poésie responsable, créative et engagée, en accord avec la dynamique de Guinness et son nouveau slogan “Lovely Day for a Guinness” ».
En explorant les talents de l’intérieur du pays, il s’agissait aussi, pour la Sobraga, d’« aller au cœur des villes où nos usines sont implantées », a fait savoir Anne-Marie Wilma Placca.
Dans chaque province, dix slameurs ont été retenus et un seul, à l’issue des sélections, a obtenu le billet pour représenter sa ville lors de la grande finale, qui a eu lieu à Owendo le 8 août.

