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Groupement professionnel des acconiers du Gabon (GPAG) | Les dockers dénoncent un traitement inhumain

Embauchés par le Groupement professionnel des acconiers du Gabon, les dockers du Gabon, qui ont pour mission, de charger et de décharger les bateaux dans les ports du Gabon s’offusquent du traitement salarial, du non-respect des contrats et des mauvaises conditions de travail.

Travaillant sous la couverture d’un contrat bien établi par le GPAG, beaucoup s’offusquent d’avoir toujours un salaire journalier. Ce, alors que la nature de leur contrat souligne qu’ils doivent être payés chaque mois, quel que soit le nombre de jours de travail. « Nous n’avons pas de salaire de base. Vous avez par exemple, dans un bulletin, où il est bien notifié, salaire brut 2.000.000 Fcfa, mais je perçois à peine 100.000Fcfa de salaire. Il y a des mois, où on me reverse 15.000 FCfa. Voilà, la situation que nous vivons ».

Fâchés, ils ont, il y a quelques jours, manifesté au port d’Owendo, devant le siège du GPAG. Il faut dire qu’en septembre dernier, le collectif a déposé un préavis de grève. Mais qui avait été suspendu à la suite de l’entame des négociations. Mais les négociations entamées ont accouché d’une souris. « Sur les six rencontres prévues, l’employeur n’a pris part qu’à trois rencontres ». Conséquence, jusqu’à ce jour, aucun point de revendication n’a connu une évolution. Parmi les points inscrits dans le cahier de charges, il y a entre autres ; « la fixation d’un salaire de base mensuel conforme à la convention collective des secteurs portuaire, maritime et fluviaux du Gabon et la mise en place de plusieurs indemnités inhérentes à leur profession : assiduité, ancienneté, risques, paniers, salissure, responsabilité, jours fériés, finition navire, rendement ».

Les dockers du Gabon revendiquent également « la hausse du taux horaire et le relèvement des catégories socio-professionnelles ». En un mot, ils revendiquent l’application du décret n°0226 du 7 mars 2015 qui, selon Jérôme Minko prend en compte et de manière considérable leur métier « Ce décret renvoie vers la mise en œuvre de la gestion du docker au niveau de la convention collective des secteurs portuaire, maritime et fluvial. Ce qui n’a pas été fait jusqu’à ce jour où le docker est considéré comme un travailleur journalier ».

 

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