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Gabon et laïcité| Le contraste des fêtes religieuses

Ces dernières décennies, les fêtes religieuses diffèrent d’une religion à une autre, en termes économique. Constat fait, les fêtes musulmanes ont un impact sur le plan économique que d’autres fêtes religieuses. Au grand dam de la laïcité de l’Etat.

Le vendredi 21 avril dernier a marqué la fin du mois de ramadan entamé le 23 mars dernier. Comme toute fin de carême, les festivités ont succédé la grande prière. Dans plusieurs quartiers, comme tous les vendredis jour de la grande prière hebdomadaire chez les musulmans, plusieurs activités économiques ont été mises en berne : transport en commun, magasins d’alimentation générale, boutiques du quartier et autres commerces.

Une situation qui rend difficile l’approvisionnement de certains produits alimentaires aux usagers non musulmans : « pour avoir du pain ce matin, j’ai dû faire une longue marche jusqu’à la boulangerie », indique un habitant du quartier Nzeng-Ayong, dans le sixième arrondissement de Libreville.

« Les vendredis, c’est presque impossible de prendre un taxi entre 11 et 14h », fulmine G.B, résident au quartier Pompidou, dans le premier arrondissement de Libreville. En effet, à cette tranche horaire, toutes les épiceries sont fermées à double tours.

C’est incontestable, un pan important de l’économie est aux mains des musulmans du Gabon. Résultat, pendant les fêtes et autres grandes prières de cette confession religieuse, c’est la paralysie.

Au nom de la laïcité de l’état, les gouvernants ne peuvent-ils pas amorcer une réflexion allant dans le sens de mieux réguler cette situation handicapante ?

La question est posée.

 

 

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