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Interview exclusive de Mario Lemina| « Je rêve grand pour le football gabonais »

Présent à Libreville, pendant la trêve internationale actuelle, Mario Lemina, a, à travers sa fondation Élisabeth, officialisé son soutien au Littoral Football Club, une formation qui évolue en troisième division du championnat de la Ligue de football de l’Estuaire. Œuvrant pour le bien-être des jeunes, il a également fait un don dans un établissement scolaire de la place. Tout ceci, en présence de notre reporter qui en a profité pour lui arracher quelques mots à travers cet entretien. Lecture !

Pyramidmédiasgabon|  Mario Lemina, Marseille, Juventus, aujourd’hui Nice, après un tour en première League, comment expliquer ce changement régulier de clubs ?

Mario Lemina| Ça dépend des circonstances. De comment ça se passe. Tout a aussi un rapport avec mon feeling. Si j’ai envie de rester. Je ne peux pas rester sur une position où je ne suis pas à l’aise. J’aime bien m’épanouir. Il y a des moments où je veux aller ailleurs, changer d’air. Cette expérience m’a également permis d’apprendre plusieurs cultures et de langues. Et je suis très content d’avoir vécu tout ça.

Et comment ça se passe à Nice… ?

Si je devais faire un bilan de mon année et demi à Nice, je dirai qu’il est plutôt bon. Je dirai même que mon expérience à Nice se

passe très bien. Nous sommes en début de saison, je suis bien à l’aise où je suis. Pour combien de temps encore? Cela dépendra de mes ambitions et celles du club. Mais pour l’instant, nous sommes sur la même longueur d’onde et si ça doit continuer pour les prochaines années, je resterai à Nice. Maintenant, j’ai aussi des ambitions personnelles. Actuellement, je travaille pour grandir et faire grandir le club, sur le plan collectif. Ça tombe bien car c’est aussi l’ambition du président du club et des actionnaires.

Êtes-vous en totale forme pour la suite de la saison ?

Je pense avoir bien commencé la saison mais à l’heure actuelle, comme vous le voyez, je ne peux pas dire que je sois en totale forme. J’ai une blessure et je profite de cette trêve internationale pour m’en remettre et me ressourcer. Ce sont des choses qui arrivent dans le foot qui est un sport à risque. Les blessures font partie du jeu. J’espère retrouver mon niveau pour être au top après la trêve.

Quels sont vos rapports aujourd’hui avec les Panthères ?

J’entretiens des bons rapports avec les joueurs. Il s’agit de ma famille, de mes amis et frères. Et je les soutiendrai toujours. Je suis fier de leurs dernières prestations.

Possible retour dans la tanière ?

Pour moi ce qui m’intéresse, c’est le bien-être des joueurs. Mon intérêt importe peu. Je suis un grand fan des Panthères depuis que je suis petit. Il y a toujours une espérance. Je ne peux pas vous dire que moi Mario, je ne peux ou veux plus porter les

couleurs du pays. C’est incompréhensible pour un joueur. Je suis Gabonais et je rêve toujours grand pour les Panthères, pour le football gabonais. Il y a des choses qui se sont passées, mais je suis passé à autre chose. Je protège surtout ma famille, qui a été particulièrement touchée.

Un mot sur le jeune Noah Lemina, votre petit frère aujourd’hui pensionnaire au Paris Saint-Germain. Avez-vous donné votre avis sur ses choix ?

Je n’ai aucune influence sur ses choix. Il est grand pour le faire. Maintenant, il constate ce qui passe dans ma carrière, à lui d’éliminer ce qui n’est pas bien.

Après deux ans d’interruption, le championnat gabonais reprend ses droits, votre avis ?

 Je suis content de la reprise du championnat national. Il y a eu le Covid qui n’a pas permis les choses. Les joueurs doivent prendre du plaisir. Les gabonais doivent supporter leurs clubs en se rendant massivement au stade.

Fait rare pour des footballeurs au niveau local, vous êtes promoteur d’une fondation, la Fondation Élisabeth, du prénom de votre grand-mère. Dites-nous plus sur cette fondation.

Avoir une fondation ce n’est pas obligatoire. C’est propre à l’éducation de tout un chacun. Dans ma famille, nous avons été habitués à donner. C’est une tradition que je respecte juste et qui perdurera. C’est naturel pour moi. Ça me tient à cœur, d’autant plus qu’elle porte le prénom de quelqu’un qui m’a élevé, ma grande mère. Et surtout qu’il s’agit des bonnes œuvres. Ça me rend heureux d’aider.

Par exemple, J’ai été très ému en visitant une école de voir des petits apprendre dans des conditions difficiles. Il fallait les aider à ma manière.

La fondation a récemment officialisé son partenariat avec le Littoral football club, une formation de football de D3. Pouvez-vous nous en dire plus ?

C’est un vieux projet que j’avais depuis longtemps, et il s’est

concrétisé sous l’impulsion de ma sœur, la Fondation donc et du Président du Littoral FC. Et je suis content d’aider ce club de football comme je peux. J’ai effectivement eu l’occasion de leur rendre visite pendant ce séjour  et je suis content car le club et le projet sont en train de prendre forme. Nous essayons déjà de faire avec un club et il faut bien le faire pour qu’il soit dans l’élite.

 

Propos recueillis par Boris Biyoghe 

 

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1 Comment

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  • Ze NDOUTOUME , 25 novembre 2022 @ 6h57

    Très bien Mr lemina respect c est une preuve que tu aimes ton pays que Dieu te garde , eh bro reviens dans les panthères merci

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